Les mesures économiques Covid-19 adoptées par le Congrès

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Le Congrès de Nouvelle-Calédonie, le mercredi 28 juillet 2021. ©Ava Skoupsky / NC la 1ere
Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a adopté lundi plusieurs mesures liées à la crise sanitaire : la modification du budget propre afin d’y inscrire de nouvelles dépenses et un texte renouvelant les mesures de soutien aux secteurs durablement touchés.

Face à l’urgence de la crise sanitaire, les élus du Congrès ont voté comme un seul homme, malgré les désaccords.

La délibération modifiant le budget de la Nouvelle-Calédonie prévoit ainsi une rallonge de 3,5 milliards de francs pour le Ruamm afin d’éviter la cessation de paiement. Cette somme va permettre de payer les dotations aux hôpitaux des mois d’octobre et de novembre, et donc de verser les salaires des agents hospitaliers, dans l’attente de mesures de redressement plus pérennes qui doivent être examinées prochainement par le Congrès.

La délibération modifiant le budget prévoit aussi d’inscrire au budget 700 millions de dépenses supplémentaires afin de permettre la prise en charge de différentes dépenses liées à l’arrivée du Covid-19 sur le territoire (indemnisation d’Aircalin, réquisition d’hôtels, etc.)

Le financement de cette décision modificative est assuré grâce à des prêts à taux zéro provenant d’établissements publics disposant de fonds de roulement important. Ainsi, l’Office des postes et télécommunications sera mis à contribution pour un montant de 2,73 milliards de francs, le fonds Nickel pour 500 millions de francs et le Port autonome pour 1 milliard.

Désaccord sur le financement

C’est sur ce volet du financement que des désaccords sont apparus : dans un communiqué le président du Rassemblement explique que la modification adoptée est « insuffisante et appelle solennellement le 17e gouvernement à solliciter officiellement le soutien de l’Etat, sans lequel aucune des mesures sanitaires et économiques nécessaires ne sauraient être financées».

« Les salaires ne sont assurés que jusqu’à fin novembre, note pour sa part la présidente du groupe Avenir en confiance Virginie Ruffenach. Que feront-ils à Noël ? », lance-t-elle.

Autre texte examiné, la prolongation des mesures de soutien aux secteurs durablement touchés par les conséquences économiques liées à la crise sanitaire. Il s’agit en fait de l’allocation de chômage partiel spécifique dite « allocation Covid-19 », qui devait s’arrêter au 31 octobre. Au vu de l’épidémie en cours, les élus du Congrès l’ont prolongée jusqu’au 31 décembre.

Compte-rendu par Dave Waheo-Hnasson :

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