Les métiers de l'événementiel alertent sur les «conséquences alarmantes» de la crise

coronavirus
Mosaïque secteur événementiel
©NC la 1ere
Un collectif des métiers de l'événementiel en Nouvelle-Calédonie s'est créé dans le contexte de la crise actuelle, et de son impact désastreux sur un secteur qui «sera le dernier à fonctionner "normalement"». Il demande à être déclaré sinistré et à bénéficier au plus vite d'un plan d'urgence.
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Ils sont organisateurs de mariage ou de salon, producteurs, techniciens son ou lumière, régisseurs, maquilleurs, animateurs, loueurs de matériel, décorateurs, traiteurs, vendeurs d'articles de fête... Des dizaines de professions, d'entreprises et de patentés gravitent autour des événements organisés tout au long de l'année en Nouvelle-Calédonie.
 

Des foires aux concerts, en passant par les kermesses

Or, la menace du Covid-19, le confinement et notamment l'interdiction des rassemblements ont suspendu toutes ces manifestations qui prennent toutes sortes de formes : foires, festivals, concerts, soirées privées, kermesses, conférences, mais aussi animations commerciales, tournages, meetings ou rendez-vous sportifs.

Le reportage télé de Loreleï Aubry et Cédric Michaut :
©nouvellecaledonie

Le point radio d'Alix Madec :

Collectif des métiers de l'événementiel

 

Un effet durable

«La crise sanitaire a stoppé 100% des revenus de l’événementiel avant même le début du confinement», le 24 mars, alerte le Collectif des métiers de l'événementiel, qui s'est créé jeudi. «Toute la trésorerie a fondu pour subvenir aux charges. Le chômage partiel et la possibilité de décaler nos échéances ne suffiront pas à résoudre l’absence totale de facturation.» Le communiqué diffusé ce vendredi le souligne en effet : «Même après le déconfinement total, ce secteur sera le dernier à fonctionner “normalement”.»
 

Poids économique

Le mouvement, constitué autour de six professionnels, réunit déjà plus de 325 membres - chefs d'entreprise, patentés, etc. Il appelle à un plan d’urgence de l’événementiel, mis en place au plus vite, en déclarant ce secteur économique comme sinistré. Le collectif doit rencontrer ce lundi le membre du gouvernement en charge de l'économie.
 

Pour un plan d'un an

«Ce plan d’urgence doit durer un an après le déconfinement total», ajoute-t-il, en proposant :
• des mesures d'aide directe (report sans annulation des événements organisés par les administrations, prorogation des aides actuelles à la trésorerie, exonération des charges fiscales...) ;
• des mesures pour inciter et faciliter l'organisation d'événements (exonération de la TGC, mise à disposition gracieuse des sites publics, déduction fiscale d’une part des budgets des entreprises alloués aux événements).
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