Les propositions de l'UFC-Que choisir NC pour réduire le ticket de caisse

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©CCO
La pandémie de Covid et la guerre en Ukraine ont ralenti l’activité économique dans le monde, n’épargnant pas la Nouvelle-Calédonie, qui a aussi été touchée par des intempéries. Conséquences : l’inflation. Parmi les acteurs à agir contre la vie chère, l’association UFC-Que Choisir, à l'origine de plusieurs mesures.

Qui dit ralentissement économique dans le monde, dit aussi pénurie et augmentation des prix, comme nous le constatons sur le Caillou. A cela, l’UFC-Que Choisir NC est force de propositions et a envoyé ses pistes pour redonner du pouvoir d'achat aux Calédoniens. "Un des moyens pour éviter qu'on soit en situation de pénurie, c'est d'autoriser les importateurs à se libérer des quotas et à pouvoir passer des contrats à long terme, sur la durée avec leurs fournisseurs", détaille Phillippe Lassauce, un des membres du conseil d’administration de l’association qui défend l'intérêt collectif et individuel des consommateurs.

On rajoute 100, 200, 300 francs de plus pour rémunérer les grossistes. Alors même que la grande distribution a les moyens nécessaires pour passer directement des contrats avec les producteurs.

Phillippe Lassauce de l'UFC-Que choisir

Autoriser la publicité comparative

"Une deuxième mesure qui pourrait réduire les prix - notamment des denrées alimentaires et surtout des fruits et légumes- , ça serait de favoriser les circuits courts par tous les moyens. D'une manière générale, il est difficile d'avoir une relation directe entre producteur et consommateur ici," poursuit Phillippe Lassauce. Enfin pourquoi ne pas autoriser la publicité comparative ? "Si on veut que le consommateur puisse acheter le moins cher possible, il faut lui offrir des moyens d'information qu'on n'a pas aujourd'hui en Nouvelle-Calédonie". Ce qui existe dans l'Hexagone et ailleurs. 

Si on veut lutter contre la vie chère, "il faut obliger les grandes enseignes à publier la liste de leurs produits et les prix. Autoriser donc la publicité comparative mais aussi permettre la transparence sur la provenance des produits et leur qualité, au lieu d’une simple mention 'importé' ou 'local'". L'association UFC-Que Choisir espère que le gouvernement prendra en compte ses suggestions.