Mouvement de grève à la SLN

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A l’usine de traitement de Tiébaghi, à Koumac, septembre 2021. SLN
A l’usine de traitement de Tiébaghi, à Koumac, septembre 2021 ©Brigitte Whaap / NC la 1ere
Alors que la PDG d’Eramet est de passage en Nouvelle-Calédonie, la CSTNC a lancé une grève illimitée à la SLN. Le syndicat proteste contre la convention signée entre le gouvernement et la direction du Nickel, notamment sur les autorisations d’exporter davantage de minerai. Un mouvement qui perturbe surtout les sites miniers.

Sites les plus touchés par le mouvement : les centres miniers SLN de Thio et de Tiébaghi à Koumac. Depuis ce jeudi matin, il n’y a tout simplement aucune activité sur place. A Népoui, commune de Poya, un quart du personnel est en grève. Et à Kouaoua, la direction n’a recensé qu’un seul gréviste. Le mouvement ne semble avoir aucun impact, pour le moment, à l’usine de Doniambo. C’est du moins ce qu’affirme la direction du Nickel.

Christel Bories en déplacement

La grève de la CSTNC s’invite à un moment stratégique dans le calendrier de la SLN : Christelles Bories, la patronne de la maison-mère Eramet, se trouve en déplacement sur le Caillou. Elle était à Thio, ce matin. 

Regret

La Confédération syndicale des travailleurs profite de son passage pour faire entendre sa position sur la convention signée mi-février entre la SLN et le gouvernement. L’organisation syndicale regrette que les partenaires sociaux n’aient pas été associés aux discussions. En particulier sur les deux millions de tonnes de minerai supplémentaires que l'entreprise sera autorisée à exporter chaque année.