Nickel : premier semestre profitable pour Glencore en Nouvelle-Calédonie

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Usine de Koniambo ©Alain Jeannin Outremer 1ère
Le mineur, industriel et négociant mondial de matières premières Glencore a revu à la hausse vendredi ses prévisions annuelles pour le nickel. La croissance de la production de l’usine de Koniambo Nickel (KNS) en Nouvelle-Calédonie est soulignée au premier semestre 2022.

 Glencore et ses partenaires calédoniens de la SMSP ont fait preuve de ténacité et elle a sans doute fini par payer. Même s’il faudra encore attendre un peu pour prendre connaissance des chiffres détaillés : "La production de nickel de source propre de 57 800 tonnes a été supérieure de 10 100 tonnes (21%) à celle du premier semestre 2021, ce qui reflète l'exploitation des deux lignes de production de Koniambo (Calédonie) en 2022" et la stabilité des opérations de Murrin (Australie)", a indiqué Glencore dans son communiqué.

Concernant l’Australie, le groupe basé à Zug en Suisse a toutefois précisé que " l'effet négatif sur les volumes des récentes inondations en Nouvelle-Galles du Sud et les retards associés dans la restauration de la production minière et de l'infrastructure logistique n'avaient pas encore été intégrés, en attendant l'évaluation finale."

Les résultats complets de Glencore au premier semestre seront communiqués le 4 août. "Le résultat sous-jacent sera très solide", a déclaré Tyler Broda, analyste chez RBC Capital Markets, interrogé par l’agence Reuters.

Contrairement à ses principaux rivaux miniers, qui ont cédé à la pression des investisseurs pour quitter les combustibles fossiles, Glencore extrait du charbon thermique, dont les prix ont atteint des niveaux record avec la guerre en Ukraine. Le géant anglo-suisse négocie aussi des millions de barils de pétrole brut par an.

LME Nickel - forte hausse

Cette semaine, les volumes mondiaux de nickel "ont été stables mais les prix ont évolué en dents de scie, avant de s'envoler à Londres comme à Shanghai" a indiqué Alaster Munro, analyste chez Marex.

Ils ont fini en forte hausse, boostés par une information qui circule dans le petit monde des négociants du nickel : Tesla aurait été invité par une douzaine d’associations environnementales à mettre fin à ses plans d’investissement en Indonésie, le premier producteur mondial de ce matériau. Les écologistes reprochent à l’Indonésie une politique de déforestation massive au profit de l’industrie minière et la pollution des ressources en eau. L’Indonésie a annoncé l’ouverture d’une enquête, Tesla n’a pas encore répondu.

Pour les investisseurs, c’est en tout cas le signe que la croissance annoncée de la production indonésienne de nickel pourrait-plus compliquée que prévue.

Les cours ont fortement rebondi, vendredi, en fin de journée à Londres. Le nickel progresse à 23 250 dollars par tonne, une hausse de 6,27 %.

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Le siège de Glencore à Baar dans la banlieue de Zurich en Suisse alémanique ©Alain Jeannin