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Le nickel et les provinciales au coeur du comité directeur de l’UC

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Mairie de Poya
©Cédrick Wakahugnème
Le comité directeur extraordinaire de l’Union Calédonienne se tient ce samedi à Poya. Dans son discours d’ouverture, Daniel Goa milite pour une réappropriation de la ressource en nickel, et en appelle à un renouvellement de la classe politique pour les provinciales du 12 mai prochain. 
Le président de l’UC est d’abord revenu sur l’actualité de ces derniers jours et notamment la situation très critique de la SLN.

Une attaque en règle contre la SLN

Opposée à l’exportation d’un million de tonnes de minerai demandée par la Société Le Nickel, Daniel Goa a fustigé les opérateurs industriels et miniers qu’il accuse, entre autres, de pollution, de chantage à l'emploi et d’évasion fiscale. "Nous récupérerons notre souveraineté sur nos gisements." prévient Daniel Goa.

« Nous disons très clairement aux opérateurs, qui par ailleurs bénéficient des meilleurs gisements de par le monde, des meilleures conditions d’exploitation, se plaignant toujours de notre nickel et ne jouant pas le jeu avec le pays : nous ne les retiendrons pas s’ils estiment que les conditions économiques de l’activité Nickel ne sont pas bonnes en Nouvelle Calédonie. » 

  

Se mobiliser pour les provinciales

Mais c’est bien les élections provinciales du 12 mai qui étaient au cœur de ce comité directeur.
Un scrutin décisif puisqu’il pourrait rebattre les cartes entre loyalistes et indépendantistes au Congrès et au gouvernement. 
Pour donner toutes les chances aux indépendantistes, l’Union Calédonienne envisage d’« ouvrir » ses listes à d’autres formations de son camp. Dans le Nord d’abord, où la « poussée nationaliste » est « très forte ». Mais aussi et surtout dans le Sud, où la mouvance indépendantiste est minoritaire. 
A ce sujet, l’UC émet une proposition :  
Inciter les populations du Nord et des Iles qui résident dans l’agglomération nouméenne mais qui continuent de voter dans leur village ou leur tribu à changer de bureaux de vote. 
Une pirouette mathématique pour faire gonfler la part des électeurs kanak en province Sud.  

« Nouméa ne doit plus être une ville blanche, elle est une ville colorée et métissée à l’image de notre peuple, prenant en compte les particularités locales et non françaises. C’est une citadelle qu’il faudra prendre. Il en est de même pour les 3 autres communes. » 


 
Daniel Goa
Daniel Goa, Président de l'Union Calédonienne ©NC 1ère
 

« Plus de jeunesse, plus de compétences et plus de diversités » 

Enfin, l’autre ligne défendue par l’UC, à l’instar du Palika et de l’UPM, c’est le rajeunissement des leaders politiques indépendantistes, en écho à la mobilisation des jeunes pendant le référendum. 
Un vœu pas si simple à exaucer, selon Daniel Goa, qui constate un « vide en terme de ressources humaines » et rappelle « l’intérêt du parti à avoir des élus opérationnels et compétents ». 
Daniel Goa a également insisté sur la nécessité de refléter dans les listes pour les provinciales la diversité du « peuple calédonien ».

« Je ne vois pas non plus dans nos listes le concept du pluri-ethnisme que nous défendons et que nous allons constitutionnaliser. Nous devons le faire pour donner un vrai signal à toutes nos populations qui veulent nous suivre. »

Bien que difficiles, ces mutations souhaitées par Daniel Goa seront pourtant nécessaires si le plus vieux parti du pays veut atteindre son objectif : obtenir la souveraineté du pays en 2020.

Découvrez ci-dessous l’intégralité du discours de Daniel Goa : 
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