Nomination de Sonia Backès, présidence du Congrès, bilan électoral… Ce qu’on peut retenir de l’entretien de Virginie Ruffenach, vice-présidente du Rassemblement-Les Républicains

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Virginie Ruffenach, invitée du dimanche 10 juillet.
Virginie Ruffenach, invitée du dimanche 10 juillet. ©NC la 1ère
Elle est vice-présidente du Rassemblement-Les Républicains et présidente du groupe Avenir en confiance au Congrès. Virginie Ruffenach était l’invitée du journal télévisé ce dimanche soir sur NC la 1ère. Elle a évoqué la nomination de Sonia Backès au gouvernement Borne 2, la présidence du Congrès et a dressé un bilan électoral pour son parti.

Alors que le camp loyaliste connaît des scissions, Virginie Ruffenach, vice-présidente du Rassemblement-Les Républicains et présidente du groupe Avenir en confiance au Congrès énonce les priorités de son parti. Selon elle, "l'unité des non-indépendantistes doit se faire sur un projet et une méthode". Le parti souhaite déposer un vœu au Congrès pour demander "le retour d'un vrai dialogue apaisé".

La nomination de Sonia Backès au secrétariat d’Etat à la citoyenneté 

Cette nomination, Virginie Ruffenach ne la trouve pas très surprenante puisque Sonia Backès "s’est ralliée à Emmanuel Macron et a fait campagne pour lui." Pour autant, elle juge ce positionnement "compliqué". "Comme vous le savez, tout ce qu’on a construit dans le pays s’est fait avec l’Etat, les indépendantistes et les non-indépendantistes et lorsque la voix de l’Etat se confond avec la voix d’une partie des non-indépendantistes, c’est très compliqué d’avancer dans les discussions et c’est l’échec assuré", estime-t-elle. 

Selon elle, "il faut clarifier la situation car la base des discussions n’est pas saine". Elle regrette par ailleurs le cumul des mandats. "En Calédonie, n’importe quel Calédonien ne peut pas avoir deux emplois à plein temps, fait-elle valoir. Mais je ne veux pas épiloguer." 

Les discussions sur l'avenir institutionnel 

Virginie Ruffenach se réjouit de la venue en Calédonie du premier ministre Gérald Darmanin et du ministre délégué aux Outre-mer Jean-François Carenco. "C’est très important que le ministre vienne. Il est très important que l’Etat soit très engagé dans le processus. Nous avons eu pour la première fois une mission de la commission des lois du Sénat qui est venue en Calédonie et qui a écouté l’ensemble des partis prenants d’un point de vue politique et un peu la société civile aussi." Il s'agit selon elle d'une "bonne" démarche pour "restaurer la confiance entre les partenaires en Calédonie." Avant d'ajouter : "Nous parlerons au ministre Darmanin. Nous sommes républicains et nous voulons travailler à l’avenir de la Nouvelle-Calédonie sur des bases apaisées. Avec la société civile."

Interrogée sur le dégel corps électoral, elle considère que c'est un sujet important. "On ne peut plus rester dans la situation dans laquelle on est avec des jeunes Calédoniens qui ne sont pas citoyens de leur propre pays."

L’élection du président du Congrès

Alors que l'élection du président du Congrès se tiendra en août, Virginie Ruffenach sera-t-elle à nouveau candidate?  "Aujourd’hui nous attendons des discussions avec l’ensemble des partenaires pour voir ce que chacun souhaite, explique-t-elle. Nous allons écouter attentivement ce que chacun souhaite faire. Le sujet majeur pour nous, c’est surtout les discussions sur l’avenir du pays."

Le bilan à la suite des récentes élections 

Interpellée sur le faible score de Valérie Pécresse, candidate Les Républicains à l'élection présidentielle, Virginie Ruffenach a indiqué que "Les Républicains nationaux ont été victorieux aux municipales, aux départementales, aux régionales. C’est vrai qu’il y a eu une défaite, je le reconnais, totalement cuisante de Valérie Pécresse qui ne nous a pas aidés aux législatives."

Toutefois, selon elle, Le Rassemblement n'a pas a rougir de son résultat aux législatives. " Thierry Santa et moi-même faisons, à nous seuls, un tiers des voix loyalistes aux dernières législatives, alors qu’il y a eu huit partis non indépendantistes en Nouvelle-Calédonie. On ne considère pas qu’il y a eu une défaite cuisante. Il y a une alliance de partis sur la majorité présidentielle et on a compris que les Calédoniens voulaient remercier le président de la République d’avoir maintenu ce référendum, en tous cas pour la partie loyaliste." Un constat qui confirme que "le Rassemblement a toute sa place dans les discussions d’avenir." 

Le devenir du prêt AFD de près de 21 milliards F CFP

Le prêt de 20,88 milliards F CFP mis en oeuvre par l'AFD est "consacré à la gestion de la crise Covid, à la relance économique. 11 milliards sont utilisés pour nos comptes sociaux et leur déficit", détaille Virginie Ruffenach. Les deux députés élus "s’étaient engagés pendant la campagne des législatives à transformer ces prêts en subventions. On les accompagnera s’ils mettent en oeuvre leur engagement et leur promesse de demander la transformation de ces prêts en subventions."

Retrouvez l'interview intégrale de Virginie Ruffenach ci-dessous :