Obligation vaccinale, manifestation, référendum et Sébastien Lecornu : l'actu à la 1 du vendredi 15 octobre

l'actu du matin
Actu 1 Vendredi15 octobre
©NC la 1ere
L'essentiel de l'actualité de ce vendredi avec l'obligation vaccinale appliquée aux personnels de l'enseignement, une manifestation au Médipôle, l’Union calédonienne qui veut le report du référendum, et la poursuite de la visite du ministre des Outre-Mer à Houaïlou et Hienghène.

Les secteurs concernés par l’obligation vaccinale au 31 octobre

Le texte est passé inaperçu, mais le gouvernement vient d’étendre l’obligation vaccinale à d’autres secteurs. Ainsi, les personnels de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur sont désormais concernés. Cela vaut aussi pour les intervenants et le personnel non enseignant. Il rend aussi obligatoire la vaccination pour tous les sous-traitants des secteurs visés par la délibération du 3 septembre. Une obligation vaccinale qui provoque des "remous économiques et sociaux", prévient la CPME.

Le pass sanitaire passe mal à l'hôpital et à Maré

Le pass sanitaire qui continue donc de diviser profondément la société calédonienne, jusque dans les murs du Médipôle. Un mouvement de grève des soignants opposés à l’obligation vaccinale a débuté ce matin devant le hall de l’hôpital. Dans le respect des gestes barrières et des restrictions liées au confinement adapté, affirment les organisateurs qui communiquent sur les réseaux sociaux. Ils sont une cinquantaine.

Et à Maré, la grande chefferie de Gureshaba et son conseil des chefs de clans s’opposent, eux, au pass sanitaire. Une mesure qu’ils jugent discriminatoire. Les chefs coutumiers préviennent : si le pass sanitaire est maintenu, ils fermeront l’aérodrome de La Roche à compter du lundi 18 octobre, jusqu’à la levée du dispositif.

102 nouveaux cas positifs

Le bilan sanitaire du gouvernement d’hier déplorait un mort de plus lié au Covid-19 pour un total de 226 décès. Par ailleurs, 102 nouveaux cas positifs ont été recensés pour 9767 cas avérés depuis le début officiel de l’épidémie, le 6 septembre. Selon les chiffres du gouvernement, le taux d’incidence, lui, passe de 331 cas hier à 318 cas pour 100 000 habitants. Un taux d'incidence en baisse donc. Côté réanimation, 45 patients sont pris en charge au service et 211 sont hospitalisés en unité Covid. 76 patients positifs sont sous surveillance dans un hôtel. 

Aujourd'hui, le point presse est prévu à 14 heures avec le président du gouvernement Louis Mapou et le secrétaire général du haut-commissariat de la République Rémi Bastille, ils interviendront pour annoncer la suite des mesures de confinement. 

Belep n’est plus Covid free

Deux cas ont été détectés dans le nord de l’île. Les patients auraient navigué sans autorisation de déplacement entre Belep et Poum. Conséquences : la mairie et les autorités coutumières ont interdit tout déplacement par voie maritime entre l’île et la Grande Terre sur des bateaux de particuliers. Les trajets entre le nord et le sud de l’île sont également interdits dans les deux sens, jusqu’à nouvel ordre. En revanche, les rotations du Seabreeze sont maintenues. Il faudra cependant présenter des résultats de test antigéniques négatifs. Une opération vaccination est prévue le 20 et 21 octobre prochain à Belep.

 

Les parents face au report de la rentrée

Le report de la rentrée scolaire au 25 octobre dans les écoles primaires publiques et privées du Grand Nouméa fait réagir les parents d’élèves. D’un côté les parents qui doivent aller travailler et trouver des solutions d’urgence, de l’autre, ceux qui craignent la contamination par le virus. Rappelons que la rentrée se fera, de surcroît en demi-groupe, un autre casse-tête pour les parents pour les jours sans école.

Des inquiétudes pour les examens

Chez les plus grands, les parents d’élèves s’inquiètent pour les examens. L’Union des groupements de parents d’élèves, l’UGPE, milite pour un remplacement des examens par le contrôle continu. L’UGPE inquiète également sur la question du dépistage dans les écoles. Sa position : il ne doit pas être laissé à l’appréciation des parents via les autotests mais être réalisé par des professionnels pour éviter le développement de cluster dans les établissements scolaires et les internats.

L’Union calédonienne veut le report du référendum

L’UC le dit dans un courrier daté mercredi au ministre des Outre-Mer et rendu public hier. Cette demande n’est pas nouvelle, mais cette fois, elle est assortie d’un avertissement concernant la participation le 12 décembre : sans parler de boycott, le courrier signé Daniel Goa évoque une non-participation du camp indépendantiste qui conduirait, et je cite à "une écrasante victoire du non, dans une proportion qui discréditera totalement le scrutin… " Les arguments : trop peu de temps pour mener campagne et des perspectives de taux d’incidence encore trop élevé dans quelques semaines.

Sébastien Lecornu à la rencontre du monde économique hier

Pendant plus de trois heures, le ministre des Outre-Mer a échangé avec des représentants des organisations patronales, des chambres consulaires, des syndicats professionnels et des acteurs du secteur nickel. L’occasion pour le ministre d’écouter l’inquiétude des entreprises, mais aussi de rappeler l’aide apportée par l’Etat depuis le début de la crise sanitaire. 
Le ministre est aussi revenu sur le prêt accordé à la Calédonie. Sera-t-il assorti de demandes de réforme fiscale comme le prêt de 28 milliards contracté auprès de l’AFD en 2020 ? Ce n’est pas à l’Etat de faire ce type de demandes, a estimé Sébastien Lecornu.

Houaïlou et Hienghène aujourd'hui

Aujourd’hui, place à une nouvelle séquence dans la visite ministérielle : rencontre avec les forces de sécurité sur la préparation de la consultation référendaire en début de journée, puis départ pour Houaïlou. Le ministre y rencontrera des acteurs engagés dans le projet Kiwa et commémorera l’assassinat du professeur Samuel Paty lors de sa visite au groupement scolaire Do Néva. Dans l’après-midi est prévue une réunion avec le comité des sages.

Une nouvelle condamnation pour des messages haineux sur les réseaux sociaux

Dans l’actualité judiciaire, le parquet poursuit ses actions à l’encontre des auteurs de menaces sur les réseaux sociaux. Après une première condamnation prononcée en début de semaine, c’est cette fois un habitant de Thio qui a reconnu les menaces à l’encontre du même couple sortie prématurément de quatorzaine. L’homme a expliqué avoir agi par colère, explique le procureur. Il a été condamné à 8 mois d’emprisonnement avec sursis. Dans cette enquête, un troisième auteur de menaces est recherché. Pour rappel, la peine peut aller jusqu’à 5 ans de prison et ainsi qu’une amende de plus de 5 millions de francs.