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L’OPT classe « sans suite » l’appel d’offres pour sécuriser l’Internet calédonien

Le conseil d’administration de l'office, réuni ce lundi, suit la décision de la commission d’appel d’offres rendue le 1er octobre et rejette les propositions des deux candidats sur un nouveau câble sous-marin international. Il s’agit de faire des économies. 

© Malia Noukouan
© Malia Noukouan
  • Par Caroline Moureaux
  • Publié le
L’OPT devait statuer le 2 novembre. L’office a finalement annoncé dès de 29 octobre sa décision : c’est non.
Il s’agit, on le rappelle, de déployer un nouveau câble international sous-marin pour sécuriser le câble qui relie la Nouvelle-Calédonie à l’Australie (Sydney), le Gondwana 1, déployé en 2008. Mais aussi de prolonger le câble domestique et de multiplier la capacité. 
Alors pourquoi un classement sans suite de l’appel d’offres ? 
© DR
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Ne pas s’engager alors que les prix continuent de baisser

Très concrètement, l’OPT veut faire des économies. Son conseil d’administration ne souhaite pas s’engager sur un contrat qui pèse aujourd’hui 7 milliards CFP alors que les tarifs ne cessent de diminuer, grâce notamment à une concurrence accrue dans le Pacifique.
L’OPT rejette donc les options présentées par les deux fournisseurs ASN et Hawaiki Submarine Cable (HSC). L’un proposait un câble vers Fidji, l’autre un raccordement au câble Transpacifique. 
« Il a donc été décidé de ne pas donner suite à cet appel d’offre » explique Gaël Yanno, le président du Conseil d’administration de l’OPT, « parce que nous avons considéré que les marchés qui avaient été demandés et les appels d’offre qui avaient été lancés devaient être revus afin de réduire le coût, et notamment pour un impact pour le consommateur également. »
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Toujours une priorité

Néanmoins, la sécurisation de l’internet calédonien reste une priorité pour l’OPT car une rupture du câble Gondwana 1, qui relie Sydney, aurait de lourdes conséquences pour la Nouvelle-Calédonie. En cas de rupture, il faudrait passer par le satellite, ce qui ne couvrirait que 5% de nos besoins. L’objectif est donc toujours de rallier la grande plateforme des Etats-Unis via le Pacifique, mais à moindre coût, insiste Auxence Fafin, le directeur général adjoint de l’OPT, en charge du numérique et de l’aménagement.  « Cet investissement pour des capacités sur 15 ans nous parait aujourd’hui discutable, au profit d’une stratégie d’achat différente dans les années à venir, puisque le câble ne sera en service qu’en 2020. Donc nous préférons attendre 2020 avant de contracter avec notre futur prestataire pour les capacités. »
En clair, l’OPT veut d’abord installer le nouveau câble avant de négocier les modalités d’achat des liaisons internet. L’OPT devrait relancer un nouvel appel d’offres début 2019.
A noter que le projet prévoit de lancer également la mise en place d’une nouvelle liaison pour desservir en fibre optique le Mont-Dore, Yaté, l’ile des Pins et Maré, "Picot 2" après "Picot 1" qui raccorde Ouvéa et Lifou à la Grande Terre depuis Poindimié.

Les précisions de Gaël Yanno, le président du Conseil d’administration de l’OPT 
Plus d'informations ci-dessous : 

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