nouvelle calédonie
info locale

Papouasie-Nouvelle-Guinée : il y a de plus en plus d'enfants victimes de la tuberculose

océan pacifique
Un enfant papou atteint de la tuberculose
Un enfant papou atteint de la tuberculose ©Supplied / ChildFund
L'épidémie de tuberculose continue de gagner du terrain en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L'ONG chrétienne ChildFund vient de publier un rapport sur la situation et souligne que les enfants sont les plus vulnérables.
« Dans les pays occidentaux, on a tendance à penser que la tuberculose a largement disparu ou a été totalement éradiquée, mais c'est loin d'être le cas dans des pays comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée », rappelle Nigel Spence, directeur général de ChildFund Australie.
 
Avec 529 cas pour 100 000 personnes, le pays a l'un des plus fort taux de prévalence de la maladie au monde, d'après l'ONG. On a déjà parlé ici de la situation critique dans l'île de Daru, dans la province Ouest, et même de l'autre côté du détroit de Torrès, dans l'extrême-nord de l'Australie.
 
Dans ces régions, une forme de tuberculose résistante aux antibiotiques se répand de plus en plus. Pour les enfants, c'est un risque supplémentaire. Ils sont déjà très fragiles, rapporte Nigel Spence : « Les enfants représentent environ un quart des malades, d'après les estimations, mais beaucoup de spécialistes pensent qu'il s'agit là d'une sous-estimation. Environ 10% de ces enfants meurent de la tuberculose. De nombreux autres resteront diminués à vie, car la maladie peut avoir des effets persistants - les os, le cerveau ont pu être touchés, ce qui engendre des handicaps. Pour ceux qui sont malades, ça peut être extrêmement douloureux, les poumons sont attaqués, il y a la fièvre, la fatigue, un dépérissement physique, et ça les éloigne de l'école et de leurs amis. »
 
Il est aussi plus dur de détecter la maladie chez les enfants que chez les adultes, et les traitements sont encore plus difficiles à supporter pour eux.
 
Mais il est possible de lutter contre la tuberculose, c'est une maladie curable, rappelle Nigel Spence. Pour lui, le fait qu'elle soit aussi présente en Papouasie-Nouvelle-Guinée « montre qu'on n'en fait clairement pas assez pour empêcher sa propagation ou obtenir les traitements nécessaires ».
 
 
Publicité