publicité

Philippe Germain élu président du quinzième gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

Dans quelques heures, le Premier ministre Edouard Philippe sera accueilli en Nouvelle-Calédonie par un président du gouvernement en exercice. Après pile trois mois de blocage institutionnel, et les tractations menées ces derniers jours, Philippe Germain a pu être réélu par dix membres sur onze.

  • Par Françoise Tromeur
  • Publié le , mis à jour le
La quatrième tentative aura été la bonne ! Réuni ce matin après convocation du haut-commissaire, Thierry Lataste, le quinzième gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a enfin réussi à se doter d’un président, qui se trouve être de nouveau Philippe Germain de Calédonie Ensemble.

Reportage Dave Waheo-Hnasson et Gael Detcheverry
SORTIE DE CRISE AU GOUVERNEMENT


Avec les voix de la plate-forme et des indépendantistes

Le président sortant, âgé de 49 ans, a obtenu les voix de dix membres sur onze : les cinq voix de la plate-forme non-indépendantiste et les cinq voix indépendantistes. Jean-Louis D'Anglebermes (Union calédonienne, 64 ans) reste quant à lui vice-président.

Déclaration commune​

Elu au Congrès le 31 août, ce gouvernement aura mis pile trois mois à sortir de l'impasse. Dénouement symbolisé par la déclaration commune qui a été signée hier entre l'Intergroupe non indépendantiste (la plate-forme réunissant CE, le Rassemblement-LRet le MPC), l'UC-FLNKS et Nationalistes ainsi que l'Uni. Donc sans Christopher Gygès, des Républicains calédoniens : le scrutin de ce matin a été marqué par un bulletin nul.

Entretien politique du Journal Télévisé
Entretien politique du journal télévisé



Plus seulement les affaires courantes

Bref, le Premier ministre Edouard Philippe, attendu d'ici quelques heures, ne mettra pas le pied en pleine crise institutionnelle. Un soulagement également au vu des décisions qui était suspendues à la mise en œuvre du gouvernement: depuis trois mois, c'est le précédent qui restait aux commandes, mais en étant limité à la gestion des affaires courantes.

A l'approche du référendum

La déclaration commune a été lue ce matin aux journalistes une fois expédiée ce qui était devenu une formalité, et semblait devenir irrémédiable à l'approche de la visite ministérielle. «Dans moins d'un an maintenant, se tiendra le scrutin d'autodétermination prévu par l'Accord de Nouméa, a formulé Bernard Deladrière, membre du gouvernement pour le Rassemblement. Toutes les énergies doivent être mobilisées pour préparer cette consultation afin d'en garantir la sincérité et la sérénité.»

«Volonté partagée d'ouvrir un dialogue approfondi»

«C'est cet esprit, poursuit le texte, qui a animé les travaux du dernier comité des signataires le 2 novembre ainsi que la séance du Congrès du 23 novembre 2017 pour dégager une solution consensuelle et équitable concernant l'inscription des natifs sur la liste électorale référendaire. A l'occasion des travaux, est apparue la volonté partagée d'ouvrir un dialogue approfondi entre les formations indépendantistes et non-indépendantistes afin de préparer cette échéance, et son lendemain. »

«Collégial, solidaire et consensuel»

Les signataires de la déclaration considérant «que le fonctionnement des institutions doit faciliter ce dialogue nécessaire», «les membres du gouvernement s'engagent à assurer un fonctionnement collégial, solidaire et consensuel conforme à la lettre et à l'esprit de l'Accord de Nouméa». 

Au programme

D'après ce qui semble une feuille de route pour dix de ses onze membres, «le nouveau gouvernement se consacrera à la mise en œuvre des réformes et mesures prioritaires, notamment la confiance économique et sociale, la pérennité des régimes sociaux, l'insertion de la jeunesse, la prévention de la délinquance et l'équilibre budgétaire des collectivités publiques». La répartition des secteurs est annoncée pour la semaine prochaine.

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play