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PNG: Peter O'Neill est désormais intouchable

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Parlement papou
Les parlementaires papous se sont retrouvés vendredi pour voter sur la motion de censure soumise par le numéro 2 de l'opposition, Sam Basil. Il proposait d'élire le numéro 1 de l'opposition, Don Polye, comme Premier ministre. ©ABC
C'est un coup d'épée dans l'eau pour l'opposition. En Papouasie Nouvelle-Guinée, la motion de censure contre le Premier ministre a fait un flop. 85 députés ont vote pour le Premier ministre, et seulement 21 contre.

Peter O'Neill est désormais bien accroché au pouvoir. C'était la dernière chance de l'opposition. En effet, légalement, le Premier ministre ne peut plus être visé par une motion de censure car le pays va entrer en période électorale. Les élections générales auront lieu en fin juin-début juillet 2017.
 
Le Parlement était suspendu depuis la crise de début juin, quand la police a ouvert le feu sur une foule de manifestants, blessant par balles 8 étudiants. Ils réclamaient la démission de Peter O'Neill, car il est toujours accusé de malversations et refuse de se plier à un interrogatoire. Il a fallu que l'opposition obtienne une ordonnance de la Cour suprême papoue pour forcer le rappel du Parlement.
 
« Le gouvernement a fait tirer sur des étudiants qui ne portaient pas d'armes et manifestaient pacifiquement, ce qui a créé plus de tensions et accentué la discorde, a déclaré vendredi Sam Basil, le numéro 2 de l'opposition, devant le Parlement. Le Premier ministre aurait du superviser étroitement la résolution de ces événements. Mais au lieu de cela, il a quitté le pays, pour des visites officielles en Chine et en France, financées sur les deniers publics. Il revenait donc au Parlement de superviser la politique, mais Peter O'Neill a suspendu la session parlementaire. Les élus n'ont pas eu l'opportunité de débattre sur ces événements. »
 
Dans l'enceinte du Parlement, Sam Basil a dénoncé le refus du Premier ministre de se soumettre à un interrogatoire sur sa participation présumée à un détournement de fonds publics. Le Premier ministre a alors pris la parole pour mettre en garde contre les conséquences des divisions dans le pays.
 
« Si nous ne sommes pas prudents, on risque de nous retirer l'organisation d'événements internationaux comme le sommet de l'APEC, a prévenu Peter O'Neill. Nous ne pouvons pas nous le permettre. Les accusations formulées à mon encontre et à l'encontre du gouvernement émanent de l'opposition. Et je suis très heureux de m'être débarrassé du fardeau (de cette motion de censure, NDLR). »  
 
Peter O'Neill restera Premier ministre, mais les médecins qui veulent sa démission maintiennent leur appel à la grève pour le 4 août. D'après la radio néo-zélandaise internationale, ils exigent aussi l'annulation d'une coupe de 30% du budget de la santé, et la réouverture d'une école de médecine.
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