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Un prélèvement d'ovocytes inédit en Calédonie

Préserver la fertilité des femmes qui doivent subir une chimiothérapie, c’est tout l’enjeu de l’opération qui a été pratiquée ce jeudi, pour la première fois en Nouvelle-Calédonie.

Les cellules prélevées sont congelées, ce qui permet de les conserver plusieurs années. © NC 1ère / Laura Schintu
© NC 1ère / Laura Schintu Les cellules prélevées sont congelées, ce qui permet de les conserver plusieurs années.
  • Karine Arroyo avec F.T.
  • Publié le
C'est une grande première qui s'est déroulée ce jeudi 1er juin, en Nouvelle-Calédonie. Une patiente atteinte d'un cancer s'est fait prélever ses ovocytes, c'est-à-dire ses oeufs. L'objectif : conserver ses chances d’avoir un enfant malgré la chimiothérapie qu’elle s’apprête à subir. Un tel traitement peut en effet affecter les ovaires et la fertilité.
 

Une congélation

«Nous avons fait une congélation d'ovocytes, précise le Dr Clotilde Dechanet, gynécologue obstétricienne au Médipôle. C'est quelque chose qui se fait dans le monde entier, et en Métropole, depuis quelques années déjà. Mais c'est la première fois que l'on propose cette technique au CHT et en Nouvelle-Calédonie.» Cette intervention a eu lieu en prévision d'une grossesse, plus tard. «Si jamais la patiente est ménopausée ou qu'elle perd sa fonction ovarienne, on aura ses ovocytes congelés et on pourra les réutiliser pour qu'elle ait un enfant», développe le médecin.
 

Un risque pas pris en compte jusque-là

Jusqu'à présent, le risque qu'une chimiothérapie entraîne une infertilité de la malade n'était pas pris en compte sur le Caillou : les prélèvements d'ovocytes étaient réservés aux femmes atteintes d'infertilité. L’opération d'aujourd'hui a toutefois obtenu l'autorisation du gouvernement et de la Dass, la direction des Affaires sanitaires et sociales. Le Dr Dechanet explique ce qui a motivé cet accord : «l'histoire de la patiente, et la présence au Médipôle d'une salle de stockage d'azote»
 

Offrir cette possibilité à d'autres patientes

Les ovocytes ainsi prélevés et conservés peuvent être gardés durant plusieurs années. Mais il existe une limite d'âge : ils doivent être utilisés avant que leur propriétaire ait 43 ans. Cette première territoriale représente en tout cas un grand espoir. «On espère, formule le Dr Dechanet, que la technique de ce matin ouvrira la possibilité à d'autres patientes qui ont un cancer de congeler leurs ovocytes.» Cette préservation des cellules reproductrices était déjà pratiquée en Calédonie, pour les hommes.  

 

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