Premier ministre, médias, bulletins blancs, Dynamique autochtone : le journal du référendum #10

référendum nouvelle-calédonie 2020
Journal du référendum #10 du 30 septembre 2020
©NC La 1ere
J-4 avant le référendum du 4 octobre 2020 en Nouvelle-Calédonie, évoqué ce mardi à l'assemblée nationale. Evoqué également sur les chaînes nationales de France Télévisions qui se mobilisent pour couvrir l'événement, avec un premier débat sur France Info.

#Premier ministre

Interpellé lors des questions au gouvernement, le Premier ministre Jean Castex a évoqué le référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, ce mardi. 
Citant l'accord de Nouméa, il a indiqué que l’Etat « reste et restera impartial au service de tous dans l'organisation et le déroulement des opérations référendaires. »
Jean Castex a également indiqué qu'il réunirait « les acteurs politiques calédoniens au lendemain » du scrutin. « J'espère pouvoir le faire à Paris, mais je ne vous cache pas que les conditions sanitaires nous inviterons peut-être à faire évoluer des habitudes vieilles de 30 ans. Mais l'engagement de dialogue incarné par la République sera maintenu », a-t-il poursuivi.
Antoine Le Tenneur, sur des images de La Chaîne parlementaire : 
©nouvellecaledonie
 
 

#Débat

Ce jeudi 1er octobre, la chaîne France Info s’intéressera au référendum du 4 octobre. Autour d’invités métropolitains, la chaîne organise un débat national pour donner plus de visibilité à la Nouvelle-Calédonie et ses enjeux.

Le débat sera diffusé le jeudi 1er octobre à 4 heures (heure de Nouméa) sur la chaîne Franceinfo et à 20 heures  sur NC la 1ère.

Quels sont les enjeux de ce scrutin pour les métropolitains, quelle est la vision de la classe politique métropolitaine de ce référendum, etc. sont quelques unes des questions auxquelles les journalistes William Kromwell et David Delos tenteront de répondre avec leurs invités :

Un premier plateau d’experts accueillera ainsi Alain Christnacht, ex-haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie de janvier 1991 à janvier 1994 ; Ferdinand Mélin-Soucramanien, professeur de droit public ;  Sarah Mohamed Gaillard, maitre de conférences en histoire contemporaine à l'Inalco, spécialiste de l'histoire de l'Océanie et de la politique de la France dans le Pacifique Sud. 

Dans une deuxième partie plus politique, William Kromwell et David Delos recevront Yaël Braun-Pivet, avocate, députée LREM et vice-présidente de la mission d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie ; Philippe Gosselin, député Les Républicains, vice-président de la mission d'information sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie et François Karé, (ex –élu) pro-indépendantiste.


 

#Décryptage : les votes nuls ou blancs

Lors du précédent réferendum, 1 143 bulletins nuls et 1 023 bulletins blancs ont été comptabilisés. 
  • Un vote considéré comme nul, c'est par exemple un bulletin annoté, déchiré ou déposé sans enveloppe. Il porte un signe de reconnaissance qui contrevient au secret du scrutin.
  • Le vote blanc, cela peut être une enveloppe vide. L’électeur indique qu’il n’adhère pas aux choix proposés. Désormais, les bulletins blancs sont décomptés séparément et annexés au procès-verbal.
Infographie bulletin blanc bulletin nul
©Direction de l'information légale et administrative - ministère de l'Intérieur


Les explications de Malia-Losa Faelavaki :

Référendum 2020, les votes blanc sou nuls


#Le haut-commissariat se dit prêt pour dimanche

Le haut-commissariat est en charge du bon déroulement du scrutin du 4 octobre. Entre l'acheminement des délégués de la commission vers leurs bureaux de vote, les procurations, les bureaux de vote délocalisés ou encore l'organisation du vote des prisonniers du Camp-Est, la tâche n'est pas mince. Mais tout est prêt, a assuré Laurent Cabrera, le secrétaire général du haut-commissariat à Malia-Losa Faelavaki dans l'édition de la mi-journée.
©nouvellecaledonie

 

#En campagne

A Nouméa, Calédonie ensemble est la première formation à organiser son meeting de fin de campagne référendaire. Celui-ci se déroule ce soir à l’hippodrome Henry-Milliard. Meeting de fin de campagne pour la côte Est pour l'UC-FLNKS à Poindimié également avant le grand rassemblement indépendantiste de Ko Wé Kara prévu ce jeudi, jour où se mobiliseront les militants du mouvement Les Loyalistes, au stade de Magenta.

 

#La Dynamique autochtone entre Oui et Non

Le 19 septembre dernier, le bureau de la Dynamique autochtone basé à Maré appelait à voter Non au référendum.
Une prise de position inspirée par un certain « réalisme », assument les dirigeants de ce mouvement arrivé en tête au Premier tour des municipales à Maré. Mais à Lifou, la consigne ne devrait pas être suivie. Le mouvement y est toutefois très minoritaire.
Le reportage d’Antoine Le Tenneur et Nicolas Fasquel : 
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#Invité de la matinale

Ce mercredi matin, c'est Rock Haocas, qui était l'invité de la matinale pour le Mouvement nationaliste pour la souveraineté de Kanaky (MNSK), dont le congrès fondateur a eu lieu le 19 septembre dernier. Il appelle à « voter oui, pour rejeter le système colonial. »
Son entretien avec Charlotte Mestre : 
©nouvellecaledonie



 

#Invitée du JT

Sonia Backès était l'invité du journal télévisé mardi soir. La présidente de la province Sud représentait la formation les Loyalistes. Elle a notamment plaidé pour que des discussions entre groupes politiques débutent au plus vite au lendemain de la consultation.
Son entretien avec Dave Waheo-Hnasson : 
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#Portraits croisés à Lifou

A Lifou, plus de 10 700 électeurs sont appelés à s'exprimer dimanche. «On n’est pas rassurés pour l'indépendance. Je vais voter Non», confie Louise, mère de quatre garçons dont elle s'occupe à plein temps. Âgée de trente ans, mariée à la tribu de Nang, c'est surtout pour leur avenir qu'elle s'inquiète. «Pour les aides plus tard, s'ils veulent faire des études supérieures hors de la Calédonie.»
Paul, 24 ans, croit quant à lui à la pleine souveraineté. «On n'est pas en train de voter Oui pour courir après l'argent», souligne le jeune Drehu, qui a fait une pause dans ses études pour construire sa maison à Hapetra. «On en est en train de voter Oui parce qu'on a des valeurs [et] une culture à défendre.»
Un reportage de Clarisse Watue :

Référendum 2020, portraits d'électeurs Lifou


 

#Parole d'électeur

Habitante du Vallon-Dore, Anna Soko, 45 ans, secrétaire de direction, votera Oui à l'indépendance ce dimanche, « parce que le pays a besoin de changement et peut s'autofinancer. »
Par Lizzie Carboni Louis Périn :

Mégane Guillemenot  a elle 25 ans et fait ses études à Lille, bien loin de sa commune de Pouembout. Le 4 octobre, elle votera Non à l'indépendance, « parce que la France [lui permet de voyager partout dans le monde et de poursuivre un cursus universitaire reconnu dans le monde entier ».
Par Mickaël Bastide et Emmanuel Morel d'Outre-Mer La Première : 
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#Exhortation

On n'est jamais trop prudents. «Face à l'importance du rendez-vous», et au moment de prendre position pour ce scrutin, le district coutumier de Koumac «exhorte la population à ne pas organiser de rencontres festives (bingo, journées culturelles etc.) et à éviter la consommation d'alcool et de produits illicites. Avant, pendant et après la journée du 4 octobre.» 

 

#Rendez-vous

Pour suivre au quotidien les dernières infos sur la campagne électorale, notez encore ces rendez-vous sur NC la 1ere :
  • à 6h30, page spéciale en radio ;
  • à 19h30, journal de campagne dans le JT :
  • sur le site en cliquant Référendum NC 2020.
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