De la prison ferme pour les agresseurs des policiers municipaux

justice
Tribunal
©NC1ere/Martine Nollet
La vidéo avait fait le tour des réseaux sociaux et ému la toile.
Les trois majeurs poursuivis pour avoir roué de coups 3 policiers municipaux le 24 septembre dernier sur l’Anse Vata ont été condamnés à 6 et 4 mois de prison.
Il y avait foule dans la salle du Tribunal Correctionnel ce mercredi. Aussi bien du côté des policiers que de la famille des prévenus. Tous venus pour entendre les explications sur ce qu’il s’est passé, ce 24 septembre vers 16h30. 
Si l’opportunité de l’intervention des policiers porte à débat pendant l’audience, les prévenus reconnaissent les faits.
Tous les 3 prévenus, accompagnés de 2 mineurs, tous de la même famille, avaient passé l’après-midi à boire sur l’Anse Vata.
Alors qu’ils étaient interpellés par les agents, des mots ont été échangés. Puis un coup de tête à l’un des agents a mis le feu aux poudres. S’ensuit une pluie de coups de pied, de poings et de matraques sur les policiers. A tel point qu’il faut l’intervention de gendarmes en civil pour mettre fin à la rixe.
 

Du gâchis pour la procureure qui préconise du sursis

Elle en est convaincue, les 3 accusés sont des gens biens qui ont dérapé de manière incompréhensible. Et de mettre en avant comme la partie civile et comme la défense, les états de services du plus vieux d’entre eux. Militaire de carrière, revenu au pays après 6 ans, il a servi au Mali et en Afghanistan.
Pendant l’audience, il dit ne pas comprendre ce qui lui a pris, que ça ne lui ressemble pas. Il s’excuse à plusieurs reprises. A côté de lui, les deux autres prévenus sont quasiment muets. 
 

Les juges optent pour de la prison ferme mais…

Les juges ont condamné  le « grand frère » à 6 mois, 4 mois pour les deux autres. Mais sans mandat de dépôt. Ce qui veut dire qu’ils vont pouvoir demander un aménagement de peine.
Une peine mesurée et juste selon la défense comme la partie civile.
Quant aux deux mineurs également poursuivis dans ce dossier, ils seront jugés prochainement par le juge des enfants. 
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