Une production de miel perturbée par la sécheresse

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©Laura Schintu
Rendez-vous très attendu ce dimanche : la fête du miel et des abeilles. La 2ème édition se déroulera dimanche, au parc forestier. Pour les apiculteurs, si la qualité est toujours au rendez-vous, les récoltes de miel ne sont pas très bonnes pour la saison 2019-2020, faute à une météo capricieuse.
Des dizaines de milliers d’abeilles mais plus beaucoup de nectar dans ce rucher de Nouméa. Avec la sécheresse, les miellées ont en effet été écourtées.
Résultat : Loïc Beneteau, apiculteur subit une baisse de production avoisinant les 500kg.

"C'est la végétation qui a beaucoup de mal avec la météo. S'il pleut, après on a un épisode de soleil, on va avoir des floraisons mais le problème c'est que la pluie qui va revenir derrière va tout nettoyer et pareil pour la sécheresse, on aura des fleurs pendant un moment et on aura plus de floraison parce que les arbres ne seront pas arrosés comme les plantes à la maison " explique l'apiculteur.
 

Aux petits soins pour les butineuses

Après plusieurs mois à sec, les colonies se sont retrouvées sans fleurs et sans nectar à butiner. Alors pour maintenir son cheptel en vie, l’apiculteur doit les nourrir au sirop, une sorte de complément alimentaire à base de betterave facilement assimilable par les butineuses.

"Il y a tout ce qu'il faut à l'intérieur pour éviter qu'elles soient malades, parce qu'une abeille a des problèmes digestifs si on ne leur donne pas le bon sirop donc la maladie c'est la nosémose et il faut vraiment prendre en compte que ce sirop il est vraiment prévu pour éviter le pillage, il n'y a pas d'odeurs très fortes comme un sucre qui va attirer les autres abeilles" indique Loïc Beneteau.
 

La filière subit une baisse de production

Un nourrissemment indispensable pour éviter l’hécatombe. La situation de cet apiculteur est d’ailleurs loin d’être un cas isolé. En Nouvelle-Calédonie, la filière apicole enregistre pour la saison 2019-2020 une baisse de production de 10 à 20% selon les régions.

"A partir du moment où il n'y a pas de ressources dans la nature, on a moins de production mais aussi les colonies en souffrent un petit peu donc il faut pallier à cette problématique par le nourrissemment comme le font d'ailleurs les autres filières" explique Philippe Lemaître, président du syndicat des apiculteurs de Nouvelle-Calédonie

Une récolte amoindrie mais pas de pénurie à craindre. Les prix eux ne devraient pas augmenter, assure le syndicat des apiculteurs de Nouvelle-Caledonie.

Le reportage de Sheïma Riahi et Laura Schintu.
©nouvellecaledonie
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