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En souvenir de la «Monique» et de ses disparus

Entre le 31 juillet et le 1er août 1953, le caboteur la Monique s'est comme volatilisé, quelque part entre Maré et Nouméa. Soixante-cinq ans plus tard, jeunes et anciens ont célébré à Tadine le souvenir des 126 disparus. 

© NC la 1ère / Philippe Kuntzmann
© NC la 1ère / Philippe Kuntzmann
  • Philippe Kuntzmann (F.T.)
  • Publié le , mis à jour le
On lui a dédié des chansons, la mairie de Maré lui a érigé un monument sur le port de Tadine: la Monique a disparu corps et biens il y a soixante-cinq ans, dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1953, et le mystère reste entier. La mémoire aussi, demeure. Durant deux jours, lundi et mardi, les Si Nengone ont marqué la disparition du caboteur avec ses 108 passagers et ses dix-huit membres d'équipage.  
 

«J'ai mis longtemps, plusieurs années, à chercher mon père. Comme on n'avait pas de corps.»

 
Lydia Minel avait six ans quand son père a pris la mer pour ne jamais revenir. © NC la 1ère / Philippe Kuntzmann
© NC la 1ère / Philippe Kuntzmann Lydia Minel avait six ans quand son père a pris la mer pour ne jamais revenir.

 

Des photos et des cigarettes

Fidèle de ces commémorations, l'historien Louis-José Barbançon était cette année accompagné de Lydia Minel. L'une des deux filles de Gabriel Minel, le chef mécanicien, âgé de 26 ans. Celle qui en avait six au moment du drame confie: «J'ai mis longtemps, plusieurs années, à chercher mon père. Comme on n'avait pas de corps. Je regardais les messieurs qui avait l'allure de Papa et je me disais: "Et si c'était lui..."» Lydia n'a conservé que quelques photos, des effets personnels et un paquet de cigarettes. 
 
Chant des écoliers en souvenir du caboteur et de ses disparus. © NC la 1ère / Philippe Kuntzmann
© NC la 1ère / Philippe Kuntzmann Chant des écoliers en souvenir du caboteur et de ses disparus.
 

«Soulagée»

A l'occasion de ce triste anniversaire, les chants des enfants de Maré ont apporté un peu de baume au cœur et le pèlerinage jusqu'au monument a fait office de thérapie. «Quand j'ai vu le nom de notre père sur la stèle, j'ai comme été délivrée d'un poids, raconte Lydia. Le chagrin est toujours là. Le souvenir, n'en parlons pas. Mais de voir son nom… Ça m'a soulagée.» Et soixante-cinq ans plus tard, quelques fleurs ont été jeté dans ces eaux qui gardent encore le secret énigmatique du naufrage de la Monique.  
 
© NC la 1ère / Philippe Kuntzmann
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