Une créatrice de mode de Lifou inaugure sa boutique à Nouméa

mode lifou
défilé ESEKA
©Sheïma Riahi
Ce samedi a eu lieu l’inauguration de la boutique de prêt-à-porter traditionnel « Eseka », au centre-ville de Nouméa. Originaire de la tribu de Hmelek à Lifou, la créatrice de robes popinées a dévoilé sa nouvelle collection, lors d'un évènement festif qui a rassemblé de nombreux spectateurs. 
Au rythme des chants de Lifou, grâce à une troupe de la tribu de Hnathalo, le public découvre la nouvelle collection d’Eseka. De la robe popinée en voile de coton à la tunique, la créatrice originaire de la tribu de Hmelek veut casser les codes des tenues traditionnelles kanak.
 

Des fidèles clientes

cliente boutique de mode
©Laura Schintu

Les femmes de sa famille ont été ses premières clientes. Mais avec l’ouverture de sa nouvelle boutique à Nouméa, Eseka souhaite s’adresser à toutes les femmes et fillettes du pays. 

« Je ne viens pas souvent acheter mais comme il y a des motifs qu’elle fait très bien et c’est surtout sa création, elle est très créative. Je suis contente que les femmes des îles se lancent beaucoup dans la couture parce que c’est en voie de disparition » raconte Anne-Marie Hnaweongo, une cliente. « Je suis cliente depuis plus de vingt ans » confie Lusse Waiaridri, une autre cliente en pleine séance shopping.
 

Une passion inspirée de sa culture

eseka
©Laura Schintu

Si les modèles créés par Eseka ont autant de succès depuis le lancement de sa marque en 2005, c’est parce que la couturière conçoit et confectionne sur mesure ses tenues dans le respect du savoir-faire artisanal. Une véritable passion.

« J’ai toujours fonctionné artisanal, tout local de A à Z. Je créée le modèle, le tissu c’est juste la matière première que j’achète et la coupe je fais moi-même, la couture, la teinture et ensuite l’impression » raconte Eseka Humbert, la créatrice. 

Et l’offre s’est élargie depuis, avec des créations pour hommes et garçons. 500 modèles ont été créés par Eseka depuis ses débuts.

Le reportage de Sheïma Riahi et Laura Schintu.
©nouvellecaledonie