Portrait. Découvrez le destin peu commun d'Alain Talabaza, la force "tranquille"

portraits lifou
Portrait. Découvrez le destin peu commun d'Alain Talabaza, la force "tranquille"
Portrait. Découvrez le destin peu commun d'Alain Talabaza, la force "tranquille" ©Sylvain Derne pour NC La 1ère
Alain Talabaza pratique la pêche professionnelle sur Lifou depuis 2006. Ancien responsable du service des sports de la Province des îles Loyauté, le Breton d’origine a opté pour une reconversion tardive, à 50 ans passés. Découvrez son portrait dans Destins peu Communs.

 Avec sa casquette vissée sur la tête et sa silhouette familière aux usagers de la marina de Wé, on prendrait presque Alain Talabaza pour un pêcheur breton égaré en mer de Corail ! Voilà pourtant plus de 15 ans que l’ancien responsable du service des sports de la Province des îles Loyauté (2001-2005) pratique la pêche professionnelle sur le Crystal, un petit bateau de 7 mètres.  

Cette passion très calédonienne, le sexagénaire est "tombé dedans" tardivement, à son arrivée sur Nojë Drehu au début du millénaire. Car auparavant, Alain vivait également une grande partie de son temps sur l’eau, mais douce celle-là : sur les rivières de Lorraine en France métropolitaine, bien loin de la mer...

Le portrait d'Alain Talabaza, la force "tranquille"
Le portrait d'Alain Talabaza, la force "tranquille" ©Sylvain Derne pour NC La 1ère

L’ancien champion de canoë-kayak y était devenu conseiller technique régional pour le ministère de la jeunesse et des sports.   "Ils ont un grand respect de la mer, et la qualité de ne pas être gourmands à vouloir attraper énormément. Ils sont capables de dire ‘là, il y a assez pour aujourd’hui’ ; ils sont toujours satisfaits" formule le Breton d’origine, en guise de compliment pour ses collègues pêcheurs de Lifou. "On a une bonne coopération, on s’entend très bien et ça depuis longtemps. Je crois qu’il faut rester naturel, comme on est, et il n’y a pas de problème."   

Alain et son épouse Christine se sont également très bien adaptés sur la terre ferme, cultivant un luxuriant jardin et entretenant une ruche du côté de Waihmenë. Relevant les valeurs de solidarité et d’entraide propres à la culture kanak, le pêcheur apprécie le mode de vie drehu. 

Ça m’a aussi apporté d’être beaucoup moins consommateur. Surtout depuis que je fais de la pêche, parce que mes revenus ont énormément baissé. Mais je ne m’en porte pas plus mal : je ne cours pas derrière le dernier smartphone, la dernière bagnole, le dernier bateau non plus… Et ça me va bien, je suis tranquille !

Alain Talabaza

Découvrez cet épisode ainsi que tous les autres de Destins peu Communs, l'émission qui part à la rencontre de nos identités (diffusion en radio les lundis à 14h et dimanche à 16h).