Maré : retour des personnes décédées avec le Betico

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Maré : retour des personnes décédées avec le Betico
©Reportage de Thérèse Waia et Claude Lindor
Le Betico s’apprête à acheminer sur Maré les corps de 4 personnes décédées. Pour des questions de distanciation sociale, le navire ne pourra transporter qu’un nombre restreint de passagers.

Au Betico tout est prêt pour un voyage spécial. Un voyage funèbre à destination de Maré. Vendredi 181 personnes prendront place à bord du Betico pour accompagner leur défunt. 4 au total dans la prise en charge, qui s’inscrit dans un protocole sanitaire stricte décidé par le gouvernement. 

Une fois que la personne est dans le cercueil, tout est désinfecté et ensuite il n’y a plus aucun risque une fois que le cercueil est scellé. Les pompes funèbres viennent avec leurs véhicules et nous on range les cercueils dans le garage à plusieurs endroits selon le nombre de cercueils que l’on a à transporter.

Edouard Castain, Directeur du Betico

 

Établie par la mairie de Maré, la liste des passagers est ensuite communiquée au transporteur maritime. À bord du navire, les cerceuils seront disposés selon une procédure qui respecte la distanciation sociale. Les passagers devront être munis de leur masque, d’un test négatif de moins de 3 jours et de leur billet.

Sur place à Maré, les passagers seront accueillis suivant un règlement validé par la cellule de crise de la commune qui a apporté un soin particulier à la réception des passagers et au transport des cercueils.

Au fur-et-à-mesure, d’abord les quatre défunts, puis ensuite les passagers qui accompagnent nos défunts et après pour finir on fera descendre le reste des passagers.

Maryline Sinewami, maire de Maré

 

Les corps seront acheminés directement sur leur lieu d'inhumation. À cause du Covid, les regroupements comme les cérémonies coutumières ne sont pas autorisés. Pour les familles, le virus les propulse dans une situation jamais vécue. 

 

Elles doivent être éloignées lorsque l’on met les défunts en bière, il y a tout un changement de pratiques. Il faut aussi être près des familles pour les accompagner psychologiquement et on n’a pas toujours les moyens qu’il faut.

Maryline Sinewami, maire de Maré

Le navire arrivera vendredi à 11 heures à Tadine, commencera alors pour tous, l’impossible deuil.  

Reportage de Thérèse Waia et Claude Lindor : 

©nouvellecaledonie