Bagarre mortelle à Ouvéa : le mis en examen assigné à résidence

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Ouvéa : le mis en examen assigné à résidence
©Georep NC
L'homme de 28 ans, qui a reconnu avoir frappé son cousin mardi soir à Ouvéa est assigné à résidence. Le parquet a fait appel de cette décision du juge des libertés.
 
C’est un drame familial, qui a coûté la vie à un homme de cinquante ans, mardi soir, sur l'île d'Ouvéa. Aux alentours de 20 heures, la brigade de gendarmerie de Fayaoué était avisée du décès d’un homme, transporté au dispensaire. Il présentait plusieurs lésions traumatiques, au niveau de la tête, susceptibles d’être à l’origine de sa mort, assure le procureur de la République.
 

Coup de poing au visage

Selon les premiers élements de l’enquête, les faits se seraient déroulés aux alentours de 18 heures. La victime, manifestement alcoolisée, circulait à bord d’un véhicule, au niveau de la tribu de Mouli et effectuait des dérapages, sur le terrain de l’un de ses cousins.

Excédé par ce comportement, ce cousin, âgé de 28 ans, l’aurait poursuivi en voiture jusqu’au parking d’une supérette. Il lui aurait alors porté un coup de poing au visage, le faisant vaciller. 

Selon un témoin, le mis en cause aurait également porté plusieurs autres coups de poing et de pied, sur la tête et sur le corps de la victime, allongée au sol. Transporté au dispensaire, l’homme n’a pas pu être sauvé.
 

Information judiciaire

Une information judiciaire pour violences volontaires ayant entraîné la mort, sans intention de la donner, a été ouverte par le parquet. 

Interpellé le soir même, le mis en cause a reconnu avoir donné des coups au visage, ainsi qu’un coup de pied et deux gifles à son cousin.
 

Autopsie

Une autopsie ordonnée par le parquet aura lieu dans les prochains jours. Pour l’heure, le mis en cause est « sous contrôle judiciaire, préalablement à une assignation à résidence, avec surveillance électronique », assure le parquet.

Une décision du juge des libertés et de la détention, pour laquelle le parquet fait appel. « S'agissant de faits d'une gravité particulière, consistant en une atteinte à la vie humaine », a précisé le procureur de la République.

Pour rappel, le mis en cause risque une peine de quinze ans de réclusion criminelle. 
 
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