publicité

Entre deux matchs, rencontre avec Bertrand Kaï 

Le ballon rond est sa passion. Mais le charismatique Bertrand Kaï, 35 ans, a aussi un emploi de gestionnaire d’internat. L'attaquant de Hienghène sport concilie vie familiale, travail et football. Pour le capitaine du club, les sacrifices doivent payer.

Bertrand Kaï à Hienghène, peu après le titre en O'League. © Marguerite Poigoune/NCla1ere
© Marguerite Poigoune/NCla1ere Bertrand Kaï à Hienghène, peu après le titre en O'League.
  • Marguerite Poigoune, avec F.T.
  • Publié le
Samedi encore, Bertrand Kaï inscrivait deux des quatre buts de Hienghène face à Lössi. Le sportif aux dreadlocks, à la fois modeste et charismatique, fait partie des talents du football calédonien. A 35 ans, l'emblématique capitaine de Hyehen vient d'être élu meilleur joueur de la O’league. 

Originaire de Ganem

Né le 6 juin 1983, ce père de deux enfants est originaire de la tribu de Ganem, dans le district de Bouarat. Il travaille dans sa commune de Hienghène, où il occupe depuis 2013 le poste de gestionnaire à l’internat provincial. «Je m’occupe des travaux qui se passent à l'internat et tout ce qui est lié à la cantine scolaire, décrit-il. Tout ce qui est denrées alimentaires, c'est moi qui fait les commandes, les menus, l'hygiène et tout.»
 

Sacrifices

Le trentenaire arrive à concilier vie familiale, vie professionnelle et football. «Comme je dis à chaque fois aux garçons, il faut qu'à un moment, les sacrifices qu'on fait paient, c'est tellement dur, répète-t-il. Je suis content, aussi, parce que je travaille ici sur ma commune, ça m'encourage encore plus.» Entraînement toute la semaine sauf le mercredi, match le samedi: ce n’est que pendant les trêves, que Bertrand Kaï profite des siens, et de temps pour faire les travaux chez lui. «J'ai grandi en tribu. Nous, on cultive tout le temps, on est toujours dans les champs, à la pêche ou à la chasse.»
 
© Alain Vartane
© Alain Vartane
 

Avant le Mondial des clubs, Samoa

Afin de passer plus de temps en famille, ses enfants et sa compagne assistent aux matchs, pour soutenir leur champion. «C'est la force. Si tu vois tes enfants te regarder et qui t'encouragent, ça donne envie encore plus de galoper.» Bertrand Kaï a de beaux jours devant lui. Tant qu’il pourra courir et taper dans un ballon, il continuera le foot. En attendant d’autres matchs au cours de l’année, et rien de moins que la coupe du monde des clubs fin 2019, l’attaquant de Hienghène ira en juillet à Samoa. Il fait partie de la sélection en football, pour les Jeux du Pacifique.

Ecoutez ce portrait de Marguerite Poigoune. 
 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play