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Grâce aux pluies et malgré les chutes, les letchis au rendez-vous à Houaïlou

La production de letchis est estimée à plus de cinquante tonnes cette année, à Houaïlou. Les arbres aux petits fruits rouges donnent davantage que l’an dernier. Pourtant, un phénomène de chute a été constaté, juste après la floraison. 

Un arbre prometteur de Houaïlou. © NC la 1ere / Marguerite Poigoune
© NC la 1ere / Marguerite Poigoune Un arbre prometteur de Houaïlou.
  • Par Françoise Tromeur
  • Publié le , mis à jour le
Si la production de letchis est meilleure en 2018, c’est grâce aux pluies. «On a eu les pluies qu’il fallait», explique Emerick Clavel, technicien à Arbofruits. «La nouaison s’est bien passée - c’est-à-dire que quand la fleur tombe, le fruit apparaît. Mais après la nouaison, malheureusement, on a eu une chute des fruits assez importante, aussi bien dans les vergers de case - les pieds autour de la maison - que dans les vergers installés par la province Nord.» 
 

Réaction naturelle

Ces fruits qui tombent représentent une réaction naturelle. «Si vous faites ce qu’il faut au pied de l’arbre pour que la production se maintienne, elle va se maintenir, détaille le technicien. Mais l’arbre, lui, il ne faut pas oublier que c’est un végétal, il est vivant. Il ne faut pas lui demander de produire une tonne de letchis par pied, si vous ne lui avez apporté que de quoi tenir cent kilos. De manière naturelle, il va faire chuter ses fruits pour éviter qu’il ne se fatigue sur la saison suivante. Si on amène l’entretien qu’il faut au départ, la chute physiologique sera bien moindre.» 
 
© NC la 1ere / Marguerite Poigoune
 

De l'entretien et de l'eau

Il est prisé, le letchi de Waa Wi Luu. Et les producteurs sont de plus en plus nombreux dans la commune. Pour avoir une belle production, l’arbre a besoin d’entretien et d’eau. Mais l’eau doit être utilisée sans abus. C’est pourquoi il faut être autonome, indique le président de l’APLH, l’Association des producteurs de letchis de Houaïlou.
 

Forages

«Dans la commune, on va dire que tout le monde est producteur de letchi, formule Florent Eurisouké. Parce que c’est devenu culturel, d’avoir un pied de letchi à la maison. Le letchi a fait déjà sa place sur le marché local.» Mais il insiste: «Même si on a des très belles productions en ce moment, il faut qu’on se dote, comme certains privés ici, d’installations de forage. Bientôt un forage solaire va être installé à proximité de chez nous, pour pouvoir alimente les vergers en eau. L’idée, c’est d’être autonome.»
 

A la fête les 8 et 9 décembre

Le letchi commence à se vendre dans les marchés et sur le bord des routes. Il sera dans les stands, lors de la fête communale de Houaïlou, les 8 et 9 décembre.
 

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