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L’école de Oueholle devient publique

Dès la rentrée prochaine, une petite école privée de plusieurs niveaux de Kaala-Gomen sera entièrement rattachée à la commune. L’objectif de ce rapprochement est de permettre aux enfants d’obtenir les mêmes conditions que les élèves du public.

© Cédrick Wakahugnème
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  • Cédrick Wakahugnème (CM)
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L’école Maurice Toé se trouve à une vingtaine de kilomètres du village de Kaala-Gomen. C’est ici à la tribu de Oueholle dans la transversale Kaala-Gomen/Hienghène que Gilda Giraud enseignera au 3ème cycle dès la rentrée des classes. Après trois quarts d’heure de route depuis le village de Kaala-Gomen à travers la poussière, l’institutrice remplaçante arrive enfin. « Je suis originaire d’Ouvéa et j’enseigne depuis des années comme instit remplaçante » confie la jeune femme, « j’ai enseigné un peu partout sur la grande terre. Je connais cet endroit pour l’avoir traversé en rejoignant la côte Est ». Très vite, elle découvre sa salle de classe. La pièce est assez rustique mais Gilda Giraud convient qu’elle apportera quelques changements. « Le principal, c’est que nous avons des choses pour travailler c’est-à-dire des bureaux, des chaises et surtout une tableau pour écrire. Mon objectif est de faire le mieux que je peux pour que ces élèves puissent réussir », promet-elle.
© Cédrick Wkahugnème
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Cette école dite de plusieurs niveaux existe depuis plus d’une quarantaine d’années. Plusieurs générations d’écoliers de la localité mais également des tribus environnantes de la transversale comme Ouémou, Kourou et Pagou, ont suivi toutes ou presque leur scolarité dans ces bâtiments. « C’est une école de tribu et elle est bien équipée », souligne Héléna Tchiadinouma, la 1ère adjointe de Mairie de Kaala-Gomen, « on a toujours eu trois cycles dans cet établissement. Auparavant, par endroit, la route était chaotique surtout lors de déluge ou fortes pluies », assure, la conseillère en charge de l’enseignement, « du coup, la mairie a construit un internat. Aujourd’hui, les accès sont plus praticables. On a dû fermer cet internat. On réfléchit désormais à la manière dont on va utiliser ses installations ».
© Cédrick Wakahugnème
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Le problème des repas

Depuis quelques années, la situation de la petite école est devenue instable et difficile. Gérée par la DDEC, la Direction de l’école Catholique de Nouvelle-Calédonie, l’école de Toé souffrait de manque de moyens et des difficultés grandissantes ont été observées entre autres dans l’acheminement des plateaux-repas. Avec l’appui de la Province nord, l’établissement sera désormais géré entièrement par la mairie. « Nous avons fait que répondre à la volonté des parents que cette école soit publique. Pour cela, nous avons dû faire des réunions avec la DDEC également pour trouver une solution » souligne Héléna Tchiadinouma, en charge de l’Enseignement à la Mairie de Kaala-Gomen. « La situation était difficile surtout dans la confection et l’approvisionnement des repas. A une certaine époque, c’était l’APE, l’Association des parents d’élèves, qui gérait la confection des plats ». Cette solution devait permettre à l’établissement de sous-traiter avec les familles qui, à tour de rôle, confectionnaient les repas directement sur place. «  Au fur et à mesure, nous avons remarqué que les enfants n’avaient pas de repas ou les repas n’étaient pas équilibrés. Et depuis l’année dernière, la mairie assure les repas par l’intermédiaire de la cantine du collège de Baganda » indique-t-elle.
© Cédrick Wakahugnème
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Aujourd’hui, les enseignants de la DDEC ont été réaffectés. Les nouveaux instituteurs ont été placés par la Défij, la Direction de l’Enseignement, le Formation, de l’Insertion et de la Jeunesse, service de la Province nord. Alors que le Jour-J arrive à grands pas, les agents municipaux sont à pied d’œuvre. Réfection du bâtiment principal, coup de pinceaux, débroussaillage des alentours et grand nettoyage des salles de classes, la petite école de la chaîne centrale fait peau neuve. En fin de semaine, le corps enseignant sera installé et tout sera prêt pour la rentrée des classes. 

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