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Le Ciné Nyaan tisse sa toile

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Cinéma Nyaan de Koné, juin 2019
L'une des deux salles du Ciné Nyaan. ©NC la 1ere
En septembre 2018, le Ciné Nyaan de Koné projetait son premier film. Une offre culturelle souhaitée depuis longtemps par la province Nord de la Nouvelle-Calédonie et les habitants de la zone VKP. Neuf mois plus tard, la fréquentation varie chaque mois de 1100 à 1900 spectateurs.
 
Les spectateurs du Nord semblent avoir été séduits par le Ciné Nyaan, ses 240 places, sa programmation et ses quatorze séances par semaine. «Ça manquait, estime Céline. Deux salles, ça suffit. Franchement c’est tout ce qu’il nous fallait.» «On ne va pas aller faire la route jusqu’à Nouméa ! Si on peut avoir [un cinéma] près de chez nous, c’est encore mieux, renchérit Yohan. Il y a de bons films. C’est bien qu’ils aient réussi à faire ça dans le Nord.» 
 

«Il faut un peu de temps»

Avec 1100 à 1900 entrée par mois, la fréquentation atteint les prévisions de l'exploitant. Il s'agit de la société Hickson, propriétaire du Cinécity de Nouméa. «Un cinéma qui ouvre dans un espace où il n’y en a pas eu depuis un certain temps, il faut un peu de temps pour qu’on se réhabitue, qu’on trouve de nouvelle habitudes et qu’on ait ce plaisir d'aller au cinéma», dépeint Douglas Hickson, cogérant du groupe du même nom. 
 
Cinéma Nyaan de Koné, juin 2019, affiche Hellboy etc
©NC la 1ere
 

Quête de rentabilité

«Le cinéma, ajoute-t-il, ça s’apprend, quand on est enfant puis adolescent et adulte. On attend que, dans les deux ans qui viennent, la fréquentation et la vie au cinéma progressent.» Pour cela, l’exploitant veut attirer encore plus de groupes scolaires et de comités d’entreprise, avec des tarifs préférentiels. L’objectif est bien sûr que la structure devienne rentable.
 
Cinéma Nyaan de Koné, juin 2019
©NC la 1ere
 

Un mode de gestion à revoir

La province Nord, propriétaire de ce cinéma qui a coûté 500 millions, en a versé dix à la société Hickson pour aider au démarrage la première année. Mais la collectivité a déjà prévu de revoir la formule pour payer moins. «L'an prochain, il va fa falloir réfléchir à un mode de gestion qui permette de prendre en considération ce manque à gagner pour l'exploitant, et qui permette de pérenniser l'exploitation de la structure également», pose Laurent Kasanwardi, directeur de la culture. La province Nord attend une année complète pour renégocier. 

Un reportage de David Sigal et de Laura Schintu.
©nouvellecaledonie
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