À Koné, les gardes-champêtres veillent au respect des restrictions d'eau

Les mesures de restriction d'eau prises par les communes sont parfois assorties de contravention, en cas d'infraction. À Koné, les gardes-champêtres chargés de veiller à la mise en oeuvre des mesures, auprès de la population se limitent à la prévention et comptent sur le civisme.
En tournée, les gardes-champêtres se limitent à l'inspection visuelle des abords, en particulier des espaces verts, faute d'effectif suffisant.  "Il y a eu des dénonciations comme quoi il y avait de l'arrosage. Il y a eu un rappel à l'ordre et un rappel par rapport à l'arrêté donc mise en demeure de faire le nécessaire et c'est ce qu'ils ont fait" explique Marika Folituu, chef de la police municipale de Koné.

La restriction de l'eau pèse directement sur l'activité économique. Aux portes de Koné, une station-service qui propose le seul service de lavage de la zone n'y a pas échappé. "On fait toujours du lavage mais intérieur mais le lavage extérieur on a arrêté, ça nous a bien impacté" confie Christian Montagnat, gérant de la station.
 

Une prévention au plus près des habitants


Dans les creeks et les rivières alentours, c'est désespérément sec. Conséquence directe : les feux récurrents au dépotoir de Koné ne peuvent être traités, il a été envisagé de l'eau salée mais ce serait un risque de pollution pour la mangrove. Du côté des agriculteurs, la consommation d'eau c'est autorégulée. "Ils sont respecteux, ils ont l'habitude donc ils se préparent en amont"  explique Marika Folituu.

Les endroits plantés d'arbres gardent la fraîcheur. À la tribu de Baco, la sécheresse ne semble pas avoir affecté les activités outre mesure. Pour l'arrosage des plantes, les habitants ont réduit la fréquence; un constat valable dans toute la zone.

Pour être efficace, la prévention doit passer par un relais. "Il faut faire attention, il ne faut pas oublier de fermer les robinets, utiliser l'eau de la vaisselle pour arroser les fleurs" explique Fabien Poadja, employé à la mairie de Koné, au doyen de la tribu.

À Koné, la population semble faire preuve de bon sens, le respect des consignes le démontre. Si le geste imbécile des pyromanes frappe d'avantage les esprits, le respect de la source en eau est plus efficace.

Le reportage de Gilbert Assawa et David Sigal.
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