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Retour au chevet de la serpentine

Les équipes de la SLN à Kouaoua ont commencé une opération qui est devenue tristement familière, au fil des faits divers: elles s'efforcent de réparer le plus vite possible les portions de la serpentine qui ont été endommagées dans le dernier incendie en date.

La SLN au chevet de sa serpentine, le 9 mai 2018. © NC la 1ère / Marguerite Poigoune
© NC la 1ère / Marguerite Poigoune La SLN au chevet de sa serpentine, le 9 mai 2018.
  • Marguerite Poigoune, avec F.T.
  • Publié le , mis à jour le
Une portion supérieure de 465 mètres et une portion inférieure de 80 mètres: c'est sur un demi-millier de kilomètre qu'il faut remplacer le tapis roulant de la serpentine, ont décrit ce mercredi les équipes de la SLN à Kouaoua. Contremaître des installations, Men Nypie a détaillé les réparations en cours à Marguerite Poigoune. 
«Neuf à dix jours de réparations»

Un chantier dont voici un petit aperçu, également réalisé par Marguerite Poigoune.
Réparation de la SLN

Quatre fois en deux ans

Le centre minier du Nickel vit une sorte de cauchemar récurrent, un feuilleton déjà subi quatre fois en deux ans, deux fois en un mois : le convoyeur qui trace un long trait d'union entre les sites d'extraction et l'embarquement à bord des bateaux est incendié. Pour pouvoir reprendre la production du centre et l'acheminement de la matière, il faut réparer en urgence, car l'usine de Doniambo attend cette matière première à la composition chimique particulière.

La serpentine en flammes, dans la nuit du 7 au 8 mai 2018. © OB
© OB La serpentine en flammes, dans la nuit du 7 au 8 mai 2018.

Pas de condamnations

Avec en conclusion une note au coût salé et douloureux pour l'entreprise. L'épisode du mois d'avril a ainsi été estimée à 100 millions CFP. Et les pyromanes des trois premières fois courent toujours. Ce nouvel incident est, lui, survenu dans la nuit de lundi à mardi, en deux foyers qui ne laissent pas vraiment de doute sur l'origine volontaire du feu.

En pleine réduction des coûts​

Pour les agents de la SLN, il se traduit par un sentiment de découragement. Ce qui ressemble à des actes ciblant la société, peut-être à une vengeance, tombe bien mal pour le premier employeur de Kouaoua, engagé à l'échelle de la Calédonie dans la réduction de ses coûts. 

Le reportage de Marguerite Poigoune 

 

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