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Serpentine de Kouaoua: la SLN «ne mérite pas ces dégradations à répétition»

La société Le Nickel ne fermera pas le site de Kouaoua, malgré les dégradations à répétition de la serpentine, mais ses dirigeants ont tenu à exprimer leur préoccupation et leur incompréhension face à des atteintes de plus en plus fréquentes.

De gauche à droite à l'image, le chef d'escadron Delorze, Bernard Laflamme et Dominique Katrawa. © NC la 1ère / Malia Noukouan
© NC la 1ère / Malia Noukouan De gauche à droite à l'image, le chef d'escadron Delorze, Bernard Laflamme et Dominique Katrawa.
  • Malia Noukoua, avec F.T.
  • Publié le , mis à jour le
«La SLN continuera à opérer, en Calédonie, et à Kouaoua en particulier», déclarait mercredi après-midi Dominique Katrawa, président de son conseil d'administration. Il s'exprimait devant la presse après les feux à répétition subis par la serpentine de Kouaoua. «Il y a des attentes, peut-être, qui ne sont pas encore réalisées», a-t-il ajouté. Référence aux propos d'un des incendiaires. «Mais [elles] ne peuvent justifier les dégradations, l'engrenage de violence et les actes criminels que la société a connus ces dernières semaines.» 
 

«Professionnalisme» et «grande résilience» des employés

«A court-terme, nous n'envisageons pas de fermer le centre de Kouaoua. Non seulement ça pénaliserait nos employés, qui n'ont rien à voir avec ces actes criminels, renchérit le directeur général de la SLN, Bernard Laflamme, en saluant le «professionnalisme» et la «grande résilience» des salariés. «Mais la fermeture du centre ne permettrait pas une arrestation plus rapide des auteurs de ces actes de dégradation criminels.» 
 
Les équipes de la SLN finissant de réparer la serpentine. © NC la 1ère
© NC la 1ère Les équipes de la SLN finissant de réparer la serpentine.
 

«Fréquence»

L'un et l'autre dirigeants se sont attardés sur les conséquences des incendies à répétition subis par le convoyeur. Sept en un an. «C'est évidemment beaucoup et nous souhaitons insister sur deux faits gravissimes ces dernières semaines: la fréquence des incendies, de plus en plus rapprochée, et le mode opératoire», insiste Dominique Katrawa.
 

«Près de 150 millions» de dégâts cette année

Le dernier foyer allumé l'a été avec un véhicule volé, placé sous le convoyeur et brûlé. « Fort heureusement, il n'y a pas eu de blessé, il n'y a pas de mort. En revanche, les dégâts matériels sont conséquents. Aujourd'hui, ils sont estimés à près de 150 millions CFP.»
 
La serpentine en flammes, dans la nuit du 7 au 8 mai 2018. © OB
© OB La serpentine en flammes, dans la nuit du 7 au 8 mai 2018.
 

«Situation critique»

La SLN, formule Dominique Katrawa, «ne mérite pas ces dégradations à répétition» et «n'a pas besoin de ça. Sa situation est très fragile, elle est même très critique», a-t-il rappelé en évoquant le résultat déficitaire de quinze milliards CFP l'an dernier ou le coût de production «encore très élevé»
 

L'éventualité du roulage

«Même s'il semble évident que la SLN est visée», dit le directeur général, Bernard Laflamme, «je tiens à préciser que nous n'avons reçu aucune revendication avant et durant ces deux derniers mois.» Depuis le 11 juin, la serpentine est arrêtée. «Ce qui a un impact important sur nos opérations, voire nos livraisons de minerai à l'usine. A court-terme, si on devait faire face à un autre incendie, on devra se tourner vers du roulage partiel.» 
 

Gendarmerie

Ecoutez Dominique Katrawa, puis Bernard Laflamme.
A noter qu'à cette conférence de presse participait le chef d'escadron Jacques Delorze, qui dirige la section de recherches de la gendarmerie. 

 

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