Les Maisons Familiales Rurales : une seconde chance de scolarisation

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Maison Familiale Rurale de Koné
Une vingtaine de jeunes ont été intégrés sa filière d’initiation aux métiers en alternances ©CK
La MFR de Koné compte cette année une vingtaine de jeunes déscolarisés. La MFR offre une seconde chance, à ces calédoniens motivés qui souhaitent s'en sortir, en leur proposant une formation en alternance.


Un tee-shirt en guise de bandana autour de la tête, Jean-Charles Gowécé, originaire de la tribu de Tiaoué, a quitté l’école il y un an.
C’est finalement à la maison auprès des siens qu’il s’est fait une nouvelle vie. Mais cet enfant de Koné n’a pas perdu espoir de reprendre un jour une scolarité comme tous les autres enfants de son âge. « Je suis resté chez moi pendant des mois », confie l’adolescent, « j’ai aidé mes parents. C’était vraiment dur pour moi comme je voyais les autres jeunes de mon âge partir à l’école et moi, je restais à la maison. »

 

Une 2ème chance de scolarisation

Tous, ont le même parcours. Une scolarité chaotique et difficile ou qui ne leur convient pas le plus souvent. Des jeunes en manque de repères mais avec une envie farouche de réussir et de faire quelque chose de leurs vies.
Harold Foawi est originaire de la tribu de Tiéta, comme de Voh. « La première semaine s’est bien passée et j’ai décidé de continuer les cours », raconte le jeune homme, « on apprend le français, l’histoire et l’éducation civique. Nous avons également d’autres tâches au quotidien comme le débroussaillage, cultiver les champs et faire du bricolage au Centre ». 
La Maison Familiale et Rurale leur offre une 2ème chance : suivre une scolarisation qui leur permettra de trouver un travail.



Une formation en alternance

Ces établissements permettent aux jeunes de trouver une seconde voie alternant semaine de cours et  de pratique en entreprise. « C’est un dispositif alternatif », souligne, Pascal Goffinet, le directeur de la MFR de Koné, «  qui permet à des jeunes qui n’ont pas pu dans le système conventionnel s’accrocher au bon barreau de l’échelle. On leur propose des activités formatées différemment, pour leur permettre de reprendre le cour normal de leurs vies ». 

 

La MFR garde le cap

Depuis la rentrée des classes, une vingtaine de jeunes a été intégré sa filière d’initiation aux métiers en alternances.
Avec un budget de fonctionnement de 36 Millions, la MFR est financée pour deux tiers par la Province nord et le tiers restant par la Gouvernement.
Pour faire  des économies, l’établissement loue ses chambres en période de vacances et des parcelles de terres cultivable aux gens du village.

 

La Maison Familiale et Rurale de Koné "Paul Napoaréa"

Située sur la transversale, la MFR de Koné existe depuis 1978. 
Elle porte le nom d’un de ces pionniers : Paul Napoaréa. Mais l’existence de ces établissements date de 1975, portée par l’ancien Président de la Province nord, Léopold Jorédié, de Jean-Olivier Trompas et François Burk. 
Sur les treize MFR créées en Province Nord, il n'en reste aujourd’hui que quatre après la liquidation du CTMFR, le Comité Territorial des Maisons Familiales Rurales, à savoir celles de :
  • de Koné, 
  • de Poindimié,
  • de Pouébo
  • et des îles Bélep.