Coup de feu dans une école à Poindimié : des établissements débraient en signe de protestation

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Coup de feu dans une école à Poindimié : des établissements débraient en solidarité, banderole à l'école de Tiéti, 16 avril 2021
Deux jours après les faits à Bayes, l'école de Tiéti arborait cette banderole en solidarité. ©Marguerite Poigoune / NC la 1ere

Alors que l'école de Bayes est restée fermée aujourd'hui encore, des établissements scolaires de Poindimié ont débrayé ce vendredi matin. Une façon d'exprimer leur solidarité après les faits inconcevables de mercredi : l'intrusion dans l'enceinte de l'école d'un homme armé, qui a tiré.

"A l’école, on nous apprend à manier les mots, pas les armes". Voilà le message, fort, qu'on pouvait lire, ce vendredi 16 avril, sur une banderole affichée devant l’école de Tiéti. Un des établissements scolaires de Poindimié qui ont effectué un débrayage entre 8 heures et 9 heures, en soutien à l’école de Bayes. Mercredi matin, un homme qui poursuivait sa compagne y a fait intrusion pendant les heures de classe, et a tiré au fusil sur le mur de la cantine - heureusement sans faire de blessé. 

Coup de feu dans une école à Poindimié : des établissements débraient en solidarité, enfants à l'école de Tiéti, 16 avril 2021
Ecoliers de Tiéti durant le débrayage. ©Marguerite Poigoune / NC la 1ere

 

Des écoliers sensibilisés

Directeur de l’école publique de Tiéti, Steeve Maihuri explique ce mouvement de solidarité. "C’est une action qu’on a voulu mener conjointement avec les écoles du village, sous l’impulsion de la directrice de l’école de maternelle du village", précise l'enseignant. "Un travail de sensibilisation a été fait ce matin avec les enfants, par rapport à la banderole, avant de débuter le débrayage et nous sommes contents de voir que les parents aussi ont répondu à l’appel."

Coup de feu dans une école à Poindimié : des établissements débraient en solidarité, ici à l'école de Tiéti, 16 avril 2021
©Ecole de Tiéti

 

"La population de Tiéti est solidaire"

"Les parents sont venus parce que c’est un problème qui nous concerne tous", insiste le chef d'établissement. "Ça aurait très bien pu se passer ici, à Tiéti." Une tribu d'autant plus solidaire que le directeur de l'école de Bayes exerçait auparavant à Tiéti. 
Steeve Maihuri interviewé par Marguerite Poigoune :


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