Lumière sur les travaux d'intérêt général effectués à la tribu

justice ponérihouen
Tribunal Koné
Le tribunal de Koné, image d'illustration. ©NC la 1ere
Pour instaurer le «TIG» en milieu coutumier à Ponérihouen, une convention a été signée entre le Service pénitentiaire d’insertion et de probation, le district et la mairie. Elle a permis à deux jeunes condamnés à du travail d’intérêt général de l'effectuer en tribu. Retour sur expérience.
Les institutions coutumières ont été habilitées à mettre en œuvre les TIG, les travaux d’intérêt général, pour des jeunes condamnés par la justice. Ponérihouen a déjà vécu cette expérience à deux reprises. Une convention a été établie entre le Service pénitentiaire d’insertion et de probation, le district et la mairie. 
 

Repères et prise de conscience

Redonner des repères à des jeunes condamnés pour des actes de délinquance ; leur faire prendre conscience des conséquences négatives de leurs agissements sur leur famille, leur clan et leur tribu : c’est dans ce sens que les coutumiers de Ponérihouen veulent œuvrer.
 

Exemple

En novembre 2019, la tribu de Saint-Yves a par exemple accueilli un jeune qui était condamné à une peine alternative au lieu de deux mois de prison ferme. Pendant une semaine, il a nettoyé et entretenu les installations communes : le cimetière, la maison commune, la chapelle. Une nouveauté pour les coutumiers, et pour le jeune condamné. 
 

Le fait de purger sa peine en milieu tribal, dans son environnement, c'est pour faire comprendre que s'il fait quelque chose, ce n'est pas son nom personnel qui est engagé. Il engage le nom de tout son clan, voire de sa tribu, dans quelque chose qui est négatif. Apparemment, ça a été compris. Jusqu'à maintenant, on n'a plus entendu parler de lui en mal. 
- Michel Tutugoro, le président du district

 

TIG en tribu, Michel Tutugoro

 

Intégrer dans la coutume

Si ces jeunes sont condamnés pour des actes de délinquance, cela signifie qu’ils sont en perte de repères, estime le président du conseil de l’aire Païci-Camuki. «On veut les intégrer dans les cérémonies coutumières», explique Richard Poarairiwa. «La coutume, c'est une stabilité, au niveau du bien-être kanak.»
 

Déclinaison

A noter que les travaux peuvent se décliner en TIG environnementaux, culturels et collectifs. C'est-à-dire la préparation d’un champ d’ignames, la construction d’une case, ou l’aide des personnes âgées notamment.

Un sujet de Marguerite Poigoune : 

Le TIG en tribu à Ponérihouen

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