Des parents d'élèves dénoncent la vétusté de l'internat du lycée de Pouembout

La vétusté de l'internat du lycée Pouembout dénoncée en images par des parents d'élèves.
Trous au plafond, prises électriques qui sortent des murs, étagères délabrées...Selon des parents d'élèves, l'établissement fait face à de nombreux dysfonctionnements.

Les images ont circulé sur les réseaux sociaux et horrifié de nombreux parents. Deux jours après la rentrée scolaire, des photos révèlent en effet la vétusté d'une partie de l’internat du lycée de Pouembout. Si la direction de l'établissement assure que la situation est sous contrôle, et que des travaux ne sauraient tarder, les parents s'inquiètent des conséquences actuelles de ces problèmes, tant en matière d'hygiène que de sécurité. 


 « Il y a des trous au plafond, il manque des lattes aux lits... Les sorties d'eau des salles de bain sont toutes rouillées, donc on est en droit de demander quel est l'état de l'eau qui sort de ces robinets..." Autant de défauts que Stéphanie Renaud, mère d'une élève du lycée Michel-Rocard, a découverts quand elle est venue installer sa fille à l’internat de l'établissement lors de sa rentrée en seconde. Et la liste ne s’arrête pas là.

Les portes sont complètement cassées, aussi bien celles des chambres que des salles de bain. Les prises de courant sortent des murs, les armoires et les étagères sont délabrées.

Stéphanie Renaud, mère d'une élève du lycée Michel Rocard

Des parents "complètement désemparés" 

Une vétusté qui l’a horrifiée. Et selon elle, le sentiment était partagé par d'autres parents. "On ne savait pas quoi faire ! On arrivait de Koumac, de Poya, et on se demandait ce qu'il fallait faire de nos enfants ? Fallait-il les laisser là ? Ou les déscolariser et leur trouver une autre école ? On était complètement désemparés", relate la maman, qui a finalement dû se résigner à laisser sa fille dans ces conditions précaires.

Un bâtiment vieux de plus de 30 ans 

Alertée par les parents, la direction de l’établissement se dit consciente du besoin de rénovation du bâtiment, vieux de plus de trente ans. Cent soixante millions de francs ont d’ailleurs été alloués par le gouvernement à cette fin. "Les travaux auraient dû commencer mi-décembre" concède Jean-Nicolas Mazeaud, proviseur du lycée Michel-Rocard. "Mais les crédits étant votés un peu plus tard, ces travaux ont pris du retard. Depuis la rentrée des jeunes, nous avons déjà des travaux en route, notamment des déplacements d'Algéco". 

Une opération de réhabilitation programmée 

Des travaux pendant lesquels les élèves resteront dans le bâtiment, faute de solution de repli. "Toutes les places disponibles dans tous les batiments de l'internat sont pris. Donc, dans la première phase de travaux, il y a quelques logements sur le Centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA) qui vont être réhabilités très vite, on va pouvoir déplacer ces vingt-quatre élèves de manière à pouvoir, en priorité, s'attaquer à leur internat", promet Jean-Nicolas Mazeaud.


En attendant la réalisation de ces travaux de fond, la direction du lycée a déjà contacté des artisans pour des réparations d’urgence. De leur côté, les parents ont également interpelé le vice-rectorat et les services de la direction des services de l’agriculture de l’Etat, dont relève le Lycée Michel-Rocard, en tant qu'établissement agricole.