Touho ville morte pour protester contre la délinquance

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Touho ville morte
Une réunion s'est tenue à la mairie de Touho. ©NCla1ere/Marguerite Poigoune
Près de 200 personnes ont participé à la réunion publique organisée par la mairie de Touho, ce jeudi matin. Il a été question des cambriolages et dégradations. La responsabilité des parents et des coutumiers a été pointée du doigt. 
Touho fait beaucoup parler d’elle ces derniers temps, avec ces actes d’incivilité. Un enseignant a même évoqué l’agression d’un professeur du lycée Augustin Ty, mardi, soit le lendemain de la rentrée scolaire. Le professeur a reçu 5 jours d’ ITT et le jeune a été exclu 8 jours. 
Retrouvez ci-dessous la réaction du syndicat SNETAA FO NC 

Touho communiqué SNETAA FO NC

Et la réaction du gouvernement 

Agression Touho réaction gouvernement

Des actes graves

Certains administrés disent n’être plus en sécurité, alors que ce n’était pas le cas, il y a quelques années. La gravité des actes, en particulier sur le matériel de la poste choque les agents de l’OPT et pénalise la population. « C’est un coup émotionnel qui est quand même assez difficile à encaisser pour le chef d’agence » explique Aurélie Thomas responsable des agences OPT de la Zone Est, « et aussi pour tous les habitants de Touho parce que nous avons une agence qui est fermée pendant 4 jours. »

Touho ville morte
©NCla1ere/Marguerite Poigoune

Les conseils de clans sévissent

Chacun des orateurs a pointé la responsabilité des parents envers leurs jeunes. Les coutumiers ont aussi été pointés du doigt. Certains demandent que les conseils des clans des tribus fonctionnent.
C’est ce qu’a évoqué Richard Pei, un homme d’église. « Les conseils des clans, il faut qu’ils marchent, parce que la première police dans notre commune, c’est pas les gendarmes, c’est nous ».
Un père de famille de la tribu de Poyes a témoigné du fonctionnement du conseil des clans dans sa tribu. Quand il faut corriger les jeunes, les coutumiers font leur travail. « Moi, je suis de là haut à Poyes. On a 4 clans. On a des chefs de clans » explique Antoine Kaéhène. « Quand par exemple dans la famille, si çà ne va pas, on emmène dans la case commune. Après, on demande aux jeunes de s’expliquer. Après, si il faut les taper, ben on les tape ! Après, ils peuvent porter plainte, après les gendarmes, ils peuvent…, mais nous, on fait notre travail en attendant. On donne d’abord une panse. Si le papa il ne peut plus parce qu’il est dépassé par les événements, nous on emmène dans le conseil.  »
 

Après une matinée ville morte, les activités ont repris pour certains dans l’après midi. La poste de Touho rouvre ce vendredi, mais certains de ses services ne seront pas opérationnels. Et l’enquête de la gendarmerie avance bien.