Le 28 novembre 2000, sept personnes dont des membres de la direction de la Société minière du Sud Pacifique périssaient dans le crash d’un hélicoptère près de la tribu de Kouergoa, entre Boulouparis et Thio. Un accident qui a marqué l’histoire de la Nouvelle-Calédonie.
Brigitte Whaap et Caroline Moureaux •
Tôt dans la matinée du 28 novembre 2000, des habitants de la tribu de Kouergoa, à Boulouparis, entendent une explosion dans la Chaîne. C’est l’hélicoptère de la SMSP, avec à son bord sept personnes, qui a heurté la cime des arbres et explosé.
A l’annonce de la mort de ces dirigeants, à la SMSP, c’est la consternation.
« C’est d’abord une grande perte pour les familles, tous ceux qui sont partis à leur tâche, et pour la SMSP bien entendu, mais aussi pour le pays entier, car ce sont tous des économistes. Et je crois que le développement de la SMSP, ils y ont beaucoup participé, et c’est grâce à eux qu’il y a tout ce développement, et pour nous, c’est une très grosse perte », réagissait à l’époque André Dang, l’actuel PDG de la SMSP.
Un engagement
Militant de l’Union calédonienne, Raphaël Pidjot, diplômé de Sciences-Po, travaillait sur le projet d’usine dans le Nord. Mais avant cela, il a fallu mettre un pied dans le secteur du nickel. C’est chose faite en 1990 avec le rachat de la SMSP.
Raphaël Pidjot, un exemple d’engagement pour le pays. Son but : que les Kanak, jusque-là exclus du secteur du nickel, puissent avoir accès à la principale ressource économique du Caillou. Le partage des ressources minière reste une question d’actualité. Rappel avec Brigitte Whaap :