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Les sauveteurs en mer ont jeté l'ancre à Boulouparis

sauvetage boulouparis
Mosaïque SNSM Boulouparis
©NC la 1ere
La Société nationale de sauvetage en mer dispose d'un relais officiel à Boulouparis. La cinquième station SNSM de Nouvelle-Calédonie a été inaugurée ce mercredi, à la marina de Port-Ouenghi. Elle fonctionne depuis un an, avec la vedette Croix-du-Sud et une vingtaine de bénévoles.
L’an dernier, la vedette Croix-du-Sud a quitté la station SNSM de Nouméa pour rejoindre Port-Ouenghi, à Boulouparis. Ce mercredi matin, le club-house de la marina a reçu institutionnels et coutumiers pour officialiser la cinquième station de sauvetage en mer du pays. Après celles de Koumac, Lifou, Nouméa et Thio. 
 

De Uitoé à Poya Sud

La SNSM étant une association loi 1901, ce sont des bénévoles qui assurent les permanences de la station boulouparisienne. Elle couvre, vingt-quatre heures sur vingt-quatre une vaste zone comprise entre Uitoé, au Nord de Païta, et Poya Sud. Ce qui représente 90 nautiques, plus de 160 kilomètres.
 
Logo des sauveteurs en mer de Boulouparis
©NC la 1ere
 

Six interventions

Depuis l’année passée, les vingt sauveteurs sont intervenus six fois. «On a eu un va’a cassé. On a eu malheureusement une personne décédée sur l’îlot Puen, à aller chercher. Et puis d’autres petites interventions», énumère Bernard Lepron, retraité de la marine nationale et président de la nouvelle station. Mais si vous avez besoin de secours, ne les appelez pas directement : prévenez le MRCC, c'est-à-dire le PC secours en mer, en faisant le 16.  
 
Inauguration de la station SNSM de Boulouparis, chorale des Dilettantes, janvier 2020
Chorale des Dilettantes. ©NC la 1ere
 

Cultiver la réactivité

L’installation de la station correspond à un besoin, lié à l’accroissement de l’activité nautique dans le secteur. Les bénévoles ont été formés et s’entraînent deux fois par semaine afin d’être toujours opérationnels. Ils doivent tous faire preuve d’une grande réactivité en cas d’alerte. «Tout est à bord, résume Cathy Malaval, bénévole de Boulouparis. Le MRCC nous donne l'alerte : ce qu’il faut faire, où on doit aller, quel est le naufrage. Et on part.»
 
Un reportage d'Erik Dufour et Claude Lindor : 
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