Transports : comment rendre le véhicule électrique plus courant ?

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Voiture électrique en recharge lors de la deuxième Journée de l'électromobilité, le 17 février, à Boulouparis.
Voiture électrique en recharge lors de la deuxième Journée de l'électromobilité, le 17 février, à Boulouparis. ©NC la 1ère
Les acteurs de l’électromobilité réunis à Boulouparis, ce jeudi, pour évoquer l’avenir des véhicules 100% électriques en Nouvelle-Calédonie. Une filière encore peu développée localement, mais qui pourrait vite gagner du terrain ces prochaines années.

Seulement 200. C’est à peu près le nombre de véhicules 100% électriques qui roulent sur les routes calédoniennes. Moins de 1% des voitures en circulation ! Un chiffre bien modeste, qui devrait toutefois doubler d’ici l’année prochaine. Et pourrait même passer à 18 000 véhicules d’ici 2030, soit une voiture vendue sur deux.

Lever les appréhensions

Pour nombre d’acteurs de l’électromobilité, l’un des principaux freins au développement de la filière se trouve dans un manque de pédagogie vis-à-vis de la population. Et il en faut, pour lever les appréhensions, notamment sur l’autonomie des véhicules 100% électriques, qui peuvent aujourd’hui rouler 150 à 700 km sans avoir besoin d’être rechargés.

Cibler le grand public

"On a commercialisé les véhicules auprès des acteurs concernés, c’est-à-dire des opérateurs dans les panneaux solaires ou des institutions qui sont [enclines] à acheter des véhicules", considère Pierre Kraft, gérant de la concession automobile Autovolt. "Ce qui manque, c’est le grand public, qu'il comprenne qu’un véhicule électrique, aujourd’hui, est un véhicule économique, de grande autonomie, et pour l’avenir."

Mettre en avant le moindre coût d'un plein

Autre argument de choix, le prix du carburant. Pour parcourir 600 km, il faut compter entre 6000 et 8000 francs d’essence pour un véhicule thermique classique, contre moins de 2 000 francs avec une voiture électrique. Du carburant importé le plus souvent depuis d’Asie. Alors que de l’énergie verte, produite par le barrage de Yaté ou les différentes fermes photovoltaïques, sont disponible sur le territoire.

Installer des bornes de recharge

Pour rendre cette énergie accessible aux utilisateurs de véhicules électriques, le SIVM Sud compte installer une dizaine de bornes sur l’ensemble des municipalités qui le composent. Le Syndicat intercommunal à vocation multiple regroupe Bourail, Moindou, La Foa, Farino, Sarraméa, Boulouparis, Païta et Thio. "La distribution électrique produit en moyenne en Çalédonie autant d’énergie verte qu’elle en appelle sur le réseau. A l’échelle des communes du SIVM, on produit beaucoup plus d’énergie verte qu’on n'en consomme", défend Brice Régent, directeur du syndicat intercommunal. "L’idée, c’est, sur nos communes, de proposer aux Calédoniens de remplacer le gasoil par cette énergie que nous [fournit] le soleil, en couplant photovoltaïque et borne de recharge de véhicule électrique."

En Nouvelle-Calédonie, le transport représente presque un quart de la consommation d’énergie et 15,6% des émissions de gaz à effet de serre.

L'électromobilité en vitrine à Boulouparis, reportage de Titouan Moal

Voyez aussi le reportage d'Eva Raapoto et Christian Favennec :

©nouvellecaledonie