La compagnie Moebius démarre sa «Krazy kar»

danse dumbéa
Krazy kar, spectacle de la compagnie Moebius, 31 janvier 2020
©NC la 1ere
Krazy kar, le nouveau spectacle de la compagnie Moebius, oscille entre la prestation de danse et la pièce de théâtre. Créée et adaptée en Nouvelle-Calédonie par deux chorégraphes métropolitains, elle a été en partie dévoilée, vendredi, à de jeunes Dumbéens.
Drôle de départ en vacances, avec les cinq danseurs de la compagnie Moebius. A bord de leur «Krazy kar», autrement dit leur voiture folle, ils embarquent pour un voyage où tout ne se passe pas comme prévu. Et le public, avec eux. Chasse aux moustiques, panne d’essence : les danseurs mettent en scène les aléas des vacances de façon décalée. Un spectacle qui mêle théâtre, hip-hop et acrobaties. 
 

Démonstration

Pascal Wadriako fait partie des membres de Moebius. «Le but, c’est d’être drôle, on ne veut pas trop que ce soit un spectacle ennuyeux, on veut que ce soit vivant et que les gens soient avec nous», résume-t-il. «Il faut quand même de l’entraînement, derrière, fait remarquer Pascal Teouri. Ça demande une hygiène de vie, ça demande beaucoup de rigueur et de professionnalisme, et c’est ce qu’on veut montrer aux jeunes.»
 
Krazy kar, spectacle de la compagnie Moebius, 1er février, 2020
©NC la 1ere
 

Devant la jeunesse

Après plusieurs années à vivre de leur passion, les danseurs souhaitent à présent donner l’exemple à la génération suivante. Vendredi matin, une vingtaine d’enfants des maisons de quartier de Dumbéa ont pu découvrir des extraits du spectacle et passer un moment avec les artistes.  Créé à l’origine par deux chorégraphes français, Krazy kar a nécessité plus d’un mois et demi de travail pour être adapté à la Nouvelle-Calédonie.
 
Krazy kar, spectacle de la compagnie Moebius, 1er février, 2020
©NC la 1ere
 

«On s’installe et on fait le spectacle»

En résidence au studio 56 de Dumbéa, la troupe Moebius répète plus de huit heures par jour. Son directeur artistique, Quentin Rouillier, souligne «le souhait d’aller vers le public» : «Souvent, on le fait venir dans les théâtres. Là, c’est l’idée d’aller in situ vers le public, en tribu, dans les villages, où on peut venir avec notre bus. On s’installe et on fait le spectacle.» Première représentation officielle le 7 avril, à la médiathèque de Dumbéa. La Krazy car prendra ensuite la route pour sillonner le pays.

Un reportage de Lizzie Carboni et Nicolas Fasquel :
©nouvellecaledonie