L’incendie de Dumbéa d’origine humaine

A Dumbéa, les pompiers de la caserne et les équipes de la sécurité civile luttent contre le feu depuis hier. Une vingtaine de personnels et du matériel ont été hélitreuillés sur zone. L’incendie serait d’origine humaine selon le chef des opérations.
A Dumbéa, les hélicoptères bombardiers d’eau luttent inlassablement contre les flammes. Au sol, une vingtaine de sapeurs-pompiers se mobilisent. 
 

« En phase d’attaque »

L’incendie qui a débuté hier après-midi sur le parc provincial est fixé dans une cuvette. On dénombre de nombreux points chauds mais pas de front de flammes.
On compte ce lundi une trentaine d’hectares de végétation partis en fumée suite à deux départs de feu distincts. Des feux d’origine humaine selon les responsables sur place. La géographie complique l’intervention des équipes sur place.
Les explications de Bruno Chitussi, chef des opérations et commandant du centre de secours de Dumbéa. 

Incendie itw Chitussi

Le feu dans le parc de la Haute-Dumbéa, image du lundi 2 novembre.
 

 

Une polémique sur l’intervention jugée tardive de la sécurité civile 

Il est 13 h lorsque l’alerte est donnée par un randonneur. Un départ de feu est signalé vers les Marmites du Diable. L’accès au site est compliqué pour les sapeurs-pompiers de Dumbéa. L’intervention de la Sécurité civile se fera seulement à partir de 17 h. Un laps de temps très long pour les associations environnementales, WWF Nouvelle-Calédonie et Dumbéa Rivière Vivante. 
Pour Hubert Géraux le responsable de WWF, c’est l’incompréhension.
« Il y a presque quatre heures entre le signalement et l’arrivée du premier hélicoptère bombardier d’eau. Donc, autant vous dire que le feu a eu le temps de se développer, sur un site qui est d’une très grande valeur en termes de biodiversité. On est dans le parc provincial de la Dumbéa, dans la branche Nord qui est une réserve naturelle avec des espèces d’arbres et d’arbustes qui sont menacées de disparition, sur la liste rouge ». 
 

La procédure respectée répond la DSCGR

De son côté, la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR) de Nouvelle-Calédonie se défend. Elle rappelle la procédure et précise qu’elle intervient en fonction des recommandations de terrain du commandant des opérations de secours. 
« La commune de Dumbéa part sur un incendie feu de forêt, et arrivée sur place, suite à la reconnaissance du commandant des opérations de secours,    décide, ou pas, de déclencher les renforts aériens ou terrestres. Et c’est ce qui s’est passé. Et dès que nous avons eu le retour de terrain du commandant des opérations de secours sur place, de Dumbéa, nous avons déclenché deux hélicoptères bombardiers d’eau » explique Alexandre Rossignol, chef du service de formation de la DSCGR.
Un process qui reste le même en période estivale. 
 

Risque de feu de forêt très élevé

A noter que Météo-France Nouvelle-Calédonie signale un risque de feu de forêt très élevé ce lundi sur les communes de Païta et de Nouméa. 
Découvrez une partie de la zone incendiée avec ces images de drone de la Sécurité civile 
Enfin, le point de Loreleï Aubry et Cédric Michaut au JT de ce lundi : 
©nouvellecaledonie