Récu'plantes NC, une initiative pour récupérer les plantes des particuliers

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Le salon Nature et jardins, samedi 3 et dimanche 4 septembre 2022, à Dumbéa
Quelque 125 professionnels du jardinage, pépiniéristes, décorateurs d’extérieur et artisans ont fait le déplacement au salon Nature et jardins, samedi 3 et dimanche 4 septembre, au parc Fayard. ©Alix Madec / NC la 1ère
Quelque 125 exposants ont répondu à l’appel du salon Nature et jardins, samedi 3 et dimanche 4 septembre, au parc Fayard, à Dumbéa. Ils sont 25 de moins que l’année dernière, de grandes pépinières locales ayant été touchées par les intempéries. D’autres professionnels sont sur place.

"Là, on a des genres de monstera, des thumbergias". Sur le stand de récupération de plantes de particuliers Récu’plantes NC, le choix était varié, au salon Nature et jardins, qui s'est tenue, samedi 3 et dimanche 4 septembre, à Dumbéa. Cette initiative a été lancée par Alexandre Monaya, pépiniériste à Numbo. "C'est suite au passage de Niran et de Lucas que nous avons vu quelques plantes déposées sur les trottoirs. Les feuilles avaient séché et elles n'étaient plus aussi belles qu'avant le cyclone", explique-t-il.

"Nous avons lancé une initiative pour pouvoir récupérer les plantes, les restaurer, pouvoir les revendre à moindre coût et qu'elles trouvent un nouveau foyer. Soit nous venons les récupérer, car en ce moment nous avons pas mal de gros sujets, sinon les gens peuvent les déposer en pépinière, voir faire du troc sur place", détaille Alexandre Monaya.

Ecoutez-le, au micro d'Alix Madec :

Donner une seconde vie aux plantes

Des ficus, des hibiscus ou encore des allamandas sont ainsi récupérés auprès de Calédoniens qui souhaitent s’en débarrasser. Elles sont ensuite restaurées, puis revendues entre 1 000 et 1 500 francs CFP.

Soit on nous donne des boutures, soit on nous donne des plantes dans leur pot. Si elles sont cassées ou qu'elles ont besoin d'éléments nutritifs, nous les retapons. Au lieu de les jeter, nous leur donnons une seconde vie. Des gens donnent malgré les pluies.

Melveen Thiatoata, ouvrière en pépinière

Avec les intempéries qui se succèdent, le travail des pépiniéristes se complique. "Il y a trop d'eau et nous n'avons pas toujours le temps. Du coup, il y a des plantes qui ne tiennent pas le coup", déplore Melveen Thiatoata. Au parc Fayard, les pluies ont également réduit le nombre d’exposants présents au salon, cette année. Ils sont 25 de moins que l’année dernière, dont plusieurs grandes pépinières locales.

Quelque 125 professionnels du jardinage, pépiniéristes, décorateurs d’extérieur et artisans ont fait le déplacement au salon Nature et jardins, samedi 3 et dimanche 4 septembre, au parc Fayard.