Une partie de Dumbéa sous couvre-feu jusqu'à dimanche

coronavirus dumbéa
Coronavirus et confinement, couvre-feu à Dumbéa, patrouille de la police municipale, alcool, 15 avril 2020
©NC la 1ere
Le couvre-feu décrété dans certains quartiers de Dumbéa a été prolongé jusqu’à dimanche soir. Chaque nuit, les patrouilles de la police municipale veillent au respect de cette mesure d’exception, à partir de 22 heures.
Il est 22h30, ce mercredi 15 avril, la police municipale de Dumbéa commence sa patrouille de nuit. Elle a surpris un groupe d’ados à l'extérieur de chez eux. Or, la commune a décidé de compléter le confinement strict par un couvre-feu. Lancé le 6 avril, il a été prolongé ce lundi, jusqu'au dimanche 19 avril à 23h59.
 

La vie continue malgré les mesures que nous prenons. Ce n’est pas facile, de faire respecter ce couvre-feu.
- Valérie Magnen, cheffe de brigade à la police municipale

 

Dans une partie de Dumbéa Sud

La mesure interdit la circulation de quiconque hors de son domicile entre 22 heures et 5 heures du matin, dans une partie (Sud) de la ville. Le centre urbain de Koutio, le quartier SICNC, Jacarandas, les Palmiers, Koutio Secal, les Collines d'Auteuil. Mais aussi les rues passantes comme les avenues de Tonghoué et d'Auteuil, celles de la Vallée et du Centre, ou encore les rues Jacques-Cartier et Lapérouse. Et puis aussi l'espace public d'une quinzaine de résidences (détail à retrouver ici).
 

Excès

Pas de PV, pour les jeunes contrevenants. Un sermon et retour à la maison. Cette fois-là, le maire accompagne les agents dans leur ronde de nuit. C’est Georges Naturel qui a demandé à l’Etat d’imposer ce couvre-feu sur des quartiers de sa commune. Dans certains secteurs de logements sociaux, le confinement a parfois viré aux excès : sonos à fond et fêtes bleues dans la griserie de l’alcool.
 
Coronavirus, patrouille au couvre-feu de Dumbéa, avril 2020
Patrouille de la police municipale durant le couvre-feu spécial confinement. ©Nicolas Fasquel / NC la 1ere
 

Un certain calme

Mais en ce mercredi, après dix jours de la mesure, le calme semble revenu. Pourtant, vers 23 heures, une intrusion dans un domicile. Tentative de cambriolage. 
 

Les gens ne devraient pas sortir mais la délinquance, elle, ne s’arrête pas. Elle ne s’est pas arrêtée au confinement, elle ne s’est pas arrêtée au couvre-feu. C’est pour ça qu’on prend toutes ces mesures et qu’on est là, dehors. Ça continue, malheureusement.
- Heïdi Hénin, directrice de la police municipale

 

Le dur confinement en appartement

De la routine, presque. Le circuit aléatoire des policiers les emmène dans des cours d’immeuble un peu trop fréquentées. Pas facile de vivre confinés dans des appartements souvent trop petits pour de grandes familles.
 

On fait en sorte que tout le monde soit à la maison, qu’ils respectent le couvre-feu. Et on évite tout ce qui serait attroupement et consommation d’alcool sur les lieux publics, pour éviter tout débordement.
- Raymond Olivier, garde-champêtre à Dumbéa

 

Six contraventions en dix jours

Pas de récalcitrants, et au fur et à mesure que la nuit avance, de moins en moins de gens. Des quartiers qui semblent apprécier la sérénité. Seulement six contraventions pour non-respect du couvre-feu en dix jours : cette mesure forte, qui n’avait pas été mise en place depuis les Evénements, paraît jusque-là assez respectée.
 

On se rend compte sur le terrain, et je vois les rapports de la police municipale, [que] ça calme certains esprits, et je trouve que les interventions sont moins importantes que ce qu’on avait auparavant. 
- Georges Naturel, maire de Dumbéa


Un reportage d’Antoine Le Tenneur et Nicolas Fasquel : 
©nouvellecaledonie
Les Outre-mer en continu
Accéder au live