Une deuxième marche pour faire la vérité sur la mort de Luc à La Foa

accidents la foa
Marche pour Luc Mathieu à La Foa, la deuxième, 28 août 2020
©NC la 1ere
Plus d’une centaine de personnes ont défilé une nouvelle fois vendredi, à travers le village de La Foa, pour interpeller sur la mort de ce père de famille retrouvé il y a deux mois et demi sans vie sur la chaussée. Sa famille et ses proches lancent un multiple appel.
Ils étaient une cinquantaine au départ de la marche, vendredi matin, au niveau de la piscine de La Foa. Mais après être passé par la subdivision administrative et avoir frôlé la mairie, le cortège atteignait plus de cent personnes, quand il s’est arrêté devant la gendarmerie. C’est là qu’une minute de silence a été demandée, à la mémoire de Luc Mathieu, 32 ans. 
 
Marche pour Luc Mathieu à La Foa, la deuxième, 28 août 2020
©NC la 1ere
 

Appel à la conscience et à la transparence

Le rassemblement avait le même but que le précédent organisé une semaine plus tôt : appeler à la conscience du chauffard qui a causé la mort du jeune père de famille. Et à la transparence des autorités. Dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 juin, Luc Mathieu, originaire de la tribu de Kouma, avait été retrouvé mort sur la chaussée, dans le quartier de Méaré.
 

Le message que j’ai à faire passer aujourd’hui, c’est déjà un appel aux témoins qui ont pu voir ou apercevoir qui était là ce soir-là. Nous, on veut la vérité. On veut que les gendarmes fassent leur travail. Après deux mois passés, quand même… Si c’était une autre personne, je crois que le problème serait réglé. 
- Nicolas Nemebreux, frère de Luc

 
Marche pour Luc Mathieu à La Foa, la deuxième, 28 août 2020
©NC la 1ere
 

Emotion

Deux mois, deux semaines et deux jours après ce décès dans des conditions qui restent floues, l’émotion était palpable en tête de la marche, où se trouvait la mère et les enfants de Luc Mathieu. Le samedi 19 septembre, une autre marche est prévue, la troisième. Les organisateurs l’assurent : tant que l’auteur des faits n’aura pas été appréhendé, ils se serviront de la place publique pour exprimer leur douleur.

Un reportage de Nathan Poaouateta :
©nouvellecaledonie