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Des gendarmes attaqués en tentant de sauver une vie

Une sombre histoire ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Nouméa. Quatre jeunes de la Conception devaient être jugés pour avoir agressé des gendarmes qui tentaient de réanimer un homme victime d’une attaque cardiaque. L’affaire a été renvoyée à septembre. 

© NCla1ere/Martine Nollet
© NCla1ere/Martine Nollet
  • Jeannette Peteisi (CM)
  • Publié le
Salle comble au tribunal ce vendredi. Toute la tribu de la Conception avait fait le déplacement, et de nombreux gendarmes étaient venus soutenir leurs collègues.
Samedi 30 juin dans la soirée, un mariage se déroulait à la conception. C’est la fête et il y a de l’alcool. Au cours de la soirée, un homme fait un arrêt cardiaque. Les secours sont très vite appelés. Deux gendarmes en patrouille remarquent la foule et interviennent pour faire un massage cardiaque à la victime. La foule ne cesse de grandir et certaines personnes ne comprennent pas la présence des gendarmes. La tension monte d’un cran, des individus leur jettent des pierres et les insultent.

Il reçoit une pierre sur la tête en plein massage cardiaque

Le gendarme en pleine réanimation prend une énorme pierre sur la tête et perd connaissance. Pour l’extirper de la foule menaçante, son collègue et deux policiers municipaux tirent 6 coups de feu en l’air.
Résultat du lynchage : 10 jours d’ITT pour le gendarme blessé.
Les secours n’arriveront que 15 minutes plus tard et ne réussiront  pas à réanimer l’homme victime du malaise cardiaque qui décèdera sur place. 
Au tribunal, quatre jeunes ont été présentés en comparution immédiate pour ces faits. Deux d’entre eux sont les fils de la victime de l’infarctus. 

Renvoi à fin septembre, les quatre jeunes sous contrôle judiciaire

L’affaire a finalement été renvoyée au 28 septembre. Les quatre individus sont repartis libres mais sous contrôle judiciaire, et trois d’entre eux n’ont pas le droit de se rendre à la Conception jusqu’à leur jugement.  
A noter que ce vendredi matin, des habitants de la Conception se sont rassemblés sur le bord de la route avec des banderoles. Ils dénoncent « une enquête bâclée » et réclamaient la libération des quatre jeunes qui comparaissaient ce matin. 

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