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André Nemba condamné à la peine maximale pour viols

La Cour d'assises a condamné André Nemba à quinze années de réclusion criminelle, ce vendredi 30 juin, en Nouvelle-Calédonie. La peine maximale pour viols. Cet homme de 41 ans était jugé pour une affaire qui datait de 2003. Il avait enlevé, séquestré et violé une mère de famille à Nouméa.

Par ce procès s'achève la deuxième session d'assises de l'année. © NC 1ère / Nicolas Fasquel
© NC 1ère / Nicolas Fasquel Par ce procès s'achève la deuxième session d'assises de l'année.
  • Malia Losa Falelavaki (F.T.)
  • Publié le
Quatorze ans ont passé. L’avocat de la partie civile pèse ses mots en parlant de la victime. Une mère de famille de 36 ans, qui a fini sa vie à Nouméa le 21 mai 2003 quand André Nemba lui a infligé cinq heures de sévices insupportables. «Quand son époux a été muté en Nouvelle-Calédonie, elle a réalisé son rêve : vivre au paradis», énonce maître Antoine Tugas. Il s’adresse au prévenu : «Le paradis, vous l’avez transformé en enfer et cet enfer, pour la victime, est perpétuel. Plus de vie de couple, plus de vie de famille. Qui êtes-vous pour enlever ce droit à une maman ?» André Nemba fixe le sol.

«Votre délibéré pourrait être une amorce d’apaisement» 

L’avocat de la partie civile parle aux jurés : «Cette femme est perdue à jamais, mais votre délibéré pourrait être une amorce d’apaisement.» 
L’avocat général Christian Pasta revient longuement sur ce dossier «de l’horreur absolue», et se dit extrêmement inquiet quant à l’avenir. Il requiert quatorze ans de réclusion. Ce vendredi 30 juin, la Cour d’assises va aller au-delà : André Nemba écope d’une peine de quinze années. Ecoutez maître Antoine Tugas, avocat du barreau de Bayonne, représentant la victime.
Maître Tugas, avocat de la victime


Pas d'appel

André Nemba ne fera pas appel de cet arrêt de la Cour d’assises. Voici ce que dit son avocat, maître Julien Marty, du barreau de Nouméa.
Maître Marty, avocat de l'accusé


Un suivi socio-judiciaire 

Inscrit au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles, l’homme âgé de 41 ans devra respecter un suivi socio-judiciaire, avec obligation de soins, pendant trois ans à sa sortie de prison. Et s’il ne respecte pas ces mesures, il retournera au Camp-Est pour trois ans de détention supplémentaires.

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