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Les presque deux milliards qu'attendent les chauffeurs de Karuia

Mobilisation des chauffeurs de bus Karuia à Nouméa. Le groupement d’intérêt économique réclame au Syndicat mixte des transports urbains le paiement d’une dette attachée au développement du réseau de cars. En filigrane, les incertitudes sur le devenir de ses membres à l'arrivée du Néobus.

Les propriétaires de bus affichent la couleur depuis ce matin devant plusieurs institutions, comme la mairie de Nouméa. © NC 1ère / Nicolas Fasquel
© NC 1ère / Nicolas Fasquel Les propriétaires de bus affichent la couleur depuis ce matin devant plusieurs institutions, comme la mairie de Nouméa.
  • Jeannette Peteisi (F.T.)
  • Publié le , mis à jour le
Quarante bus sur les 95 que compte la flotte de Karuia se font remarquer, aujourd'hui, à Dumbéa devant le Syndicat mixte des transports urbains, et à Nouméa, devant la mairie et l'hôtel de province Sud. Ils sont 93 chauffeurs de car à réclamer une indemnisation de leur licence. Des licences qui s'arrêtent fin 2018 et qui n’ont pas été remboursées, soulignent-ils.
 

21 millions par licence

A raison de 21 millions par tête, ce sont au total presque deux milliards de francs d’indemnisation qui sont réclamées au syndicat. Une structure composée des villes du Grand Nouméa et de la province. Philippe Michel en est le président depuis un mois et demi, il a succédé à Marc Zeisel adjoint de Sonia Lagarde.
 

«Légitime»

«Ça, c’est légitime. On a payé cette licence. On a fait des prêts, défend Jean-Claude Wede, chauffeur de bus et entrepreneur à Karuia. Moi, c’est depuis 1968, je suis l’un des plus vieux. On a bossé pour arriver comme ça, on n’a jamais eu d’aide de quiconque. Votre Néobus, il peut rouler, mais indemnisez-nous d’abord. L’indemnisation, c’est comme notre retraite. S’il n’y a pas ça, comment on va faire pour vivre après ?»
 

Bientôt Tanéo

A partir du 1er janvier 2019, un réseau unique de bus, intitulé Tanéo, doit regrouper Carsud, Karuia et le Néobus. Or, selon Joseph Saliga, président du GIE, les chauffeurs n’ont aucune garantie sur leur avenir sans ces licences. «Aujourd’hui, ce qu’on réclame, c’est vraiment le paiement de ces licences, avant de passer au sujet du Néobus», insiste-t-il.

Une réunion est prévue demain avec les maires du Grand Nouméa. © NC 1ère / Nicolas Fasquel
© NC 1ère / Nicolas Fasquel Une réunion est prévue demain avec les maires du Grand Nouméa.

«Une situation précaire»

«Le système Karuia ne s’arrêtera pas, continue Joseph Saliga. Il faut savoir que Karuïa est une entreprise, un groupement d’intérêt économique qui s’adapte à tout ce qui peut venir concernant le transport. Le seul souci, c’est qu’on se retrouve, nous, dans une situation précaire, en sachant que de toute façon, le contrat actuel se terminera automatiquement le 31 décembre 2018. Mais nous n’avons pas la certitude d’être reconduits. Et nous n’avons pas non plus la certitude d’avoir ces licences qui nous permettent d’exploiter le réseau.» 
 

Rencontres aujourd'hui et demain

Une rencontre avec la province Sud s’est terminée peu avant midi. Un rendez-vous est prévu demain matin, à Nouméa, cette fois avec Sonia Lagarde la maire de Nouméa et ses homologues des trois communes de l’agglomération. Si aucune solution n’était trouvée à ce conflit, les chauffeurs de bus ont menacé de durcir le mouvement, en bloquant le réseau urbain. 
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