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Condamnée pour avoir extorqué 28 millions au vieil homme tombé sous son emprise

escroquerie nouméa
Tribunal. Palais de justice.
©La 1ère
Une femme de 64 ans a été reconnue coupable d’abus frauduleux envers une personne vulnérable. Le tribunal de Nouméa l'a condamnée, en son absence, à trois ans de prison, dont un an ferme, avec mandat d’arrêt. 
Agée de 64 ans, elle en a 25 de moins que son ancien compagnon, un octogénaire auquel cette femme qui a tout de l'escroc a extorqué pas moins de 28 millions CFP.  Mais la prévenue n'était pas présente à son procès, ce matin, au tribunal correctionnel de Nouméa, et aurait même quitté la Calédonie.
 

«Prédatrice»

Elle n'a donc pas entendu Me Nathalie Lepape, l’avocate de la partie civile, la décrire en prédatrice qui est d'abord devenue l’infirmière, puis la compagne, et enfin la comptable d'un vieil homme totalement tombé sous son emprise.
 

Un chèque de 19 millions

Au point de signer tous les documents qu’elle lui présentait, sans poser de question. Dix-huit chèques paraphés entre novembre 2012 et novembre 2013, dont l'un portait un montant de 19 millions, pour lancer un projet de maison de retraite porté par la seule prévenue. 
 

Isolé et affaibli

Celle-ci coupe l'homme de son entourage pour mieux le contrôler. Tranfère les appels de son fixe à lui, sur son portable à elle. Le fait changer de médecin traitant… L’état de santé de l'octogénaire se dégrade, alors qu’elle lui fait ingérer des médicaments avec de l’alcool. Il devient amorphe.
 

Prétendue infirmière libérale

Tous deux étaient pacsés depuis seulement une quinzaine de jours quand elle a lancé une procédure pour devenir la bénéficiaire de son testament. A noter, encore, que la justice a mis du temps à trouver la véritable identité de celle qui se présentait comme une infirmière libérale, qui était enregistrée à la Cafat et qui n'est pourtant pas diplômée. 
 

Interdiction d'exercer certaines professions

Ce matin, le tribunal de Nouméa n’a pas mis plus de vingt minutes à délibérer. La manipulatrice a été condamnée, à trois ans de prison dont un an ferme. Avec interdiction d’exercer une profession en lien avec des personnes âgées, ou dans le domaine de la santé. 
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