L’Energy Observer en escale à Nouméa

mer nouméa
Energy Observer
L'Energy Observer est arrivé à Nouméa le 16 juillet ©NCla1ère
Ce bateau laboratoire singulier arrive ce vendredi midi au mouillage de Port-Moselle. Le catamaran restera en escale pendant trois semaines en Nouvelle-Calédonie. Une escale technique, qui est aussi l’occasion de faire une relève de marins.

C’est un bateau tout à fait particulier qui fait son entrée dans les eaux calédoniennes ce vendredi 16 juillet. L’Energy Observer est un catamaran qui effectue depuis 2017 un tour du monde pour promouvoir la transition énergétique.
Il sera en escale en Nouvelle-Calédonie durant trois semaines.  

En provenance d’Hawaï 

L’équipage composé de cinq Français pour cette partie du périple restera à bord au mouillage de Port-Moselle, le temps d’effectuer les tests PCR. Ils viennent de passer plus de 25 jours en mer depuis Hawaï, leur dernière escale en date.  

Accélérer la transition écologique

Ce grand navire qui ne devrait pas passer inaperçu est le premier bateau au monde qui fonctionne à l’hydrogène produite à partir de l’eau de mer, en utilisant un mix d’énergies renouvelables.
Un laboratoire flottant, destiné à développer et tester des technologies françaises nouvelle en matière d’énergies renouvelables. Objectif : accélérer la transition écologique.
Concrètement il utilise les énergies solaires, éoliennes, hydroliennes et l’hydrogène. A son bord, plus de 200m2 de panneaux solaires, des ailes de propulsion verticales situées sur les côtés du bateau pour capter la force du vent. Enfin l’électrolyse de l’eau de mer permet de générer de l’hydrogène, pour venir en renfort des autres énergies utilisées. (40% solaire, 40% éolien et 20% hydrogène).

Une odyssée scientifique perturbée par le Covid

Depuis quatre ans, l'Energy Observer effectue une odyssée scientifique et sillonne les mers du globe. Le navire a déjà parcouru 70 000 km et 30 pays. Une odyssée qui se poursuit, avec un objectif total de 50 pays et de 101 escales.
La semaine prochaine il devrait être à quai du côté de port Moselle.
Le navire devait initialement être au Japon pour les JO de Tokyo mais la crise sanitaire a poussé l’équipe à revoir ses plans. 
Ce sera donc la Nouvelle-Calédonie, puis la Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’Indonésie et les Philippines avant finalement de rallier le Japon en décembre.