La grogne des professionnels du marché de Nouméa sur la hausse tarifaire des emplacements

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Au marché de Nouméa, au 1er janvier 2022, le prix des stalles et des emplacements a augmenté de 5% ©Laura Schintu/ NC la 1ère
Depuis le 1er janvier 2022, les tarifs des stalles et des emplacements des commerçants journaliers du marché de Nouméa ont fait l'objet d'une augmentation de 5%. Cette hausse qui n'était plus arrivée depuis 2013, surprend les professionnels de l'association "Les toiles du marché"

Les professionnels du marché de Nouméa sont à bout de souffle, depuis le début de la crise sanitaire. Leur situation économique est difficile avec le manque de touristes notamment et depuis quelques jours, elle vient de se compliquer. Sur les emplacements extérieurs, réservés aux commerçants journaliers, certains ne comprennent pas la hausse tarifaire imposée par la municipalité depuis le début de cette année.


Pour vendre ses paréos sur site, Eric Le Beaudour dépensera en 2022 : 77 000 francs CFP de plus qu’en 2021. "On est beaucoup plus augmenté que les gens qui sont à l'intérieur du marché, qui sont protégés, qui ont de l'électricité. Nous aujourd’hui on n’a rien : une tonnelle et on ne comprend pas cette augmentation" explique le commerçant

Contrairement aux commerçants titulaires qui possèdent des places à l’intérieur du marché et qui dépensent tous les mois entre 10 000 et 34 000 francs CFP pour leur emplacement, les journaliers, eux, ont des tarifs qui varient en fonction des jours de la semaine. Cette année, un commerçant dépensera du mardi au jeudi : 600 francs CFP soit 85 francs de plus par rapport à 2021. Le vendredi, 1500 francs au lieu de 1030 francs.

Pour une place réservée le weekend, le tarif s’élèvera à 2500 francs. Cette augmentation est notifiée par la municipalité dans une lettre datant du 30 décembre 2021.

Ce marché est en train de mourir à petit feu. Vous avez des journaliers qui n’ont aucun statut particulier, on va chercher des tickets pour pouvoir travailler avec des prix différents pour chaque jour et aujourd'hui, pour travailler, il faut les payer plus cher. Je ne sais pas comment ça a été réfléchi, ça n’a pas été fait de manière intelligente.

Alain Courjault, président de l'association "Les toiles du marché"

Face à cette incompréhension, l’association "Les toiles du marché" a envoyé un courrier à la mairie de Nouméa au début de cette semaine. Contactée ce matin, la municipalité dit ne pas avoir été sollicitée par les journaliers. Elle ne souhaite pas communiquer sur le sujet pour l’instant. 

Le reportage de Natacha Lassauce-Cognard et Laura Schintu 

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