Le Lapérouse au mouillage à Nouville

nouméa
Ponant avril 2020
Le navire de luxe français Le Lapérouse est au mouillage dans grande rade de Nouville. ©Christian Favennec
Le navire français Le Lapérouse est au mouillage dans la grande rade de Nouville depuis ce matin. Le Haut-commissariat et le gouvernement l’ont autorisé à faire escale dans les eaux territoriales de la Nouvelle-Calédonie. Les 92 membres d’équipage sont tenus de rester à bord du bâtiment.
Le Lapérouse a donc jeté l’ancre dans la grande rade de Nouville pour quelques semaines ou quelques mois. Le navire de croisière de luxe de la compagnie française Ponant a choisi de se confiner en Nouvelle-Calédonie plutôt que dans les eaux néo-zélandaises. Avec l’hiver qui arrive dans l’hémisphère Sud, c’est une question de météo qui a guidé ce choix. Tout autant que le désir de se retrouver sur un territoire français. Il y avait aussi la menace d’interdiction possible à tous les navires étrangers de rester dans les eaux néo-zélandaises. Autant de raisons qui avaient mené les responsables à effectuer une demande dès le mois de mars auprès du Haut-commissariat.
Ponant avril 2020
©Christian Favennec
 

Des conditions sanitaires drastiques 

Pour les 92 personnes, des membres d’équipage uniquement, la plus longue croisière se poursuit donc à bord. Le navire avait pris la mer le 2 janvier dernier dans le sud de la Nouvelle-Zélande. Les conditions sanitaires exigées par le gouvernement calédonien sont évidemment drastiques : interdiction à quiconque de débarquer et bilan de santé de l’équipage au complet. « Les mesures qui s’appliquent sont exactement les mêmes que celles appliquées aux Calédoniens rapatriés. Seule différence les membres d’équipage restent en quatorzaine à bord avec une surveillance quotidienne des autorités sanitaires ». Mais depuis le temps que ces 92 personnes, dont un médecin, sont confinées à bord sans qu’aucun cas positif de Covid-19 n’ait été déclaré, ce sont eux pour le coup qui prendraient le risque de se faire contaminer en débarquant à Nouméa.
Le reportage de Bernard Lassauce et Christian Favennec 
©nouvellecaledonie