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La notion de consentement au cœur d'un procès pour agression sexuelle

Deux hommes étaient jugés ce mardi matin, à Nouméa, pour agression sexuelle commise en réunion le 22 novembre 2017. Ils ont été condamnés à un an ferme chacun. Un procès auquel n’assistaient pas l’un des prévenus ni la victime. 

© La 1ère
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  • Jeannette Peteisi, avec F.T.
  • Publié le
Cette nuit du 22 novembre 2017, ce sont les cris de la victime qui alertent des policiers en patrouille. A leur arrivé sur un parking de Magenta, celle-ci git allongée, un homme sur elle, tandis qu’un autre lui tient les mains. Des hématomes sur son corps vont témoigner de la violence des faits. 
 

Versions différentes

Au tribunal ce matin, les deux mis en cause étaient jugés pour agression sexuelle en réunion - le chef d’accusation de viol n’a pas été retenu car aucune trace de sperme n’a été retrouvé chez la victime. Et la version du prévenu qui était présent à la barre a différé par rapport à celle de son complice et de l'agressée, tous trois sans domicile fixe. Ces deux derniers parlent de rapports sexuels non consentis. Alors que le mis en cause dit qu’un premier rapport était consenti.
 

La définition d'un viol

C’est précisément la définition du viol et du consentement qui a été abordée au procès. Les auditions des deux hommes laissent entendre que pour eux, avoir un rapport sexuel forcé, avec une femme qui dit non, ça n’est pas un viol. A leurs yeux, il y a viol quand elle est violentée. «Alors que cette dame vous dit "non", vous décidez tout de même que vous aurez une relation avec elle ?», insiste la présidente du tribunal.
 

Prémédité, dit le ministère public

Le ministère public, représenté par Richard Dutot, évoque la préméditation. Selon lui, l’homme présenté à la barre a préparé son coup : «Avant l’agression, il n’a pas arrêté de tripatouiller la victime. Il savait très bien ce qu’il allait faire, cette nuit-là.» Et de requérir sept ans d’emprisonnement pour le prévenu présent et pour son complice absent, quatre ans avec mandat d’arrêt.
 

Peines avec sursis

Le premier homme a été condamné à trois ans de prison, dont deux assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve. Le second écope de deux ans, avec un an de sursis et de mise à l’épreuve, ainsi qu’un mandat d’arrêt à son encontre.

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