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Les radio-taxis débraient après l'agression d'un chauffeur dimanche à Nouméa

La coupe est pleine, pour les radio-taxis de Nouméa. Une trentaine de chauffeurs ont débrayé durant une heure ce jeudi, pour dénoncer l'agression d'un de leurs collègues lors d'une course, le week-end dernier.

© Coralie Cochin/NCla1ere
© Coralie Cochin/NCla1ere
  • Coralie Cochin, avec F.T.
  • Publié le , mis à jour le
Les faits se sont produits le dimanche 28 avril, à 4 heures du matin, à hauteur de Ko we Kara. Un taxi s'apprête à déposer ses clients lorsque la situation dérape. Refusant de payer la course, les quatre jeunes s'en prennent au chauffeur. «Ils se sont jetés sur le volant, ils m'ont ceinturé le cou, donné des coups sur la figure, mordu à l'aisselle et puis ils ont projeté la voiture sur la rambarde de sécurité», raconte le conducteur concerné, Jacques Gaubert-Lucet.
 

«Grave pour la corporation»

«Sérieux comme ça, c'est la première fois», ajoute celui qui fait taxi depuis quarante-et-un ans. «C'est grave pour la corporation, parce que ça se répète de plus en plus souvent. Il faut essayer de trouver des systèmes de protection plus adaptés que ce qu'on a à l'heure actuelle.» Plexiglas pour séparer les clients du chauffeur, blocage des portières: plusieurs solutions sont envisagées.
 
© Coralie Cochin/NCla1ere
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Faire prendre conscience

Mais pour Ludovic Rivey, taxi remplaçant, cela passe aussi par une prise de conscience des usagers sur les conditions, parfois difficiles, de la profession. «Concrètement, il faudrait qu'on soit un peu plus sécurisé, peut-être, estime-t-il. Que les gens comprennent que tout ça, ça nous coûte, sur nos véhicules. Travailler la nuit, ce n'est pas intéressant si on se fait agresser régulièrement. Il n'y aura plus de taxi du tout, finalement, si ça continue comme ça.»
 

Interpellation

Suite à cette agression, une jeune femme a été interpellée, grâce à ses papiers d'identité laissés à bord du véhicule. Elle est poursuivie pour violences en état d’ivresse et sera jugée le 6 août. 
 

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En attendant pour marquer à la fois leur soutien et leur ras-le-bol à leur collègue, une trentaine de taxis ont débrayé une heure, ce jeudi. Comme en juin 2018, pour les mêmes raisons.

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